Ryssen Conversano et la réconciliation

Après leur brouille de l’automne 2017, les deux anciens “amis” Hervé Ryssen et Daniel Conversano ont tenté de renouer des liens fraternels. Vont-ils se réconcilier ? Il est encore trop tôt pour le dire (décembre 2017). Nous retranscrivons ci-dessous le dialogue qui correspond à la pièce manquante de ce puzzle affectif (tout en sachant que la première partie est manquante). Voici quelques éléments d’explications qui manquaient :

[première partie manquante] Daniel Conversano : Tu nous a trahis, Ryssen. Tu nous as laissé tomber, parce que tu voulais continuer à faire du fric avec Soral. C’est immonde. C’est vraiment dégueulasse de ta part…

Hervé Ryssen : Euh… oui. Soral a vendu quelques-uns de mes livres sur son site à partir de janvier 2013, c’est vrai… Comme mes bouquins n’étaient pas à la Fnac ni dans les grands réseaux de distribution, j’ai pensé que je pouvais faire passer mes idées de ce côté-ci. Je n’aurais sans doute pas dû accepter sa proposition malhonnête [livres contre rétribution]… C’est dommage : si on s’était connu à cette époque, tu aurais pu me conseiller et m’éviter de faire cette erreur. Mais il est vrai qu’en 2013, tu n’étais pas dans le milieu nationaliste, puisque tu bossais avec Dieudo et Soral…

Conversano : C’est bien que tu reconnaisses que tu t’es mal comporté. Ça me rassure un peu, parce que dans ta vidéo contre moi, surtout la deuxième, on a l’impression que t’es devenu fou, carrément ! Tu as le visage déformé par la haine, c’est dingue ! Alors que moi, je respire la sérénité. C’est d’ailleurs ce qui fait vous mettre en boule, des mecs comme toi ou Soral. Je vous énerve par ma supériorité naturelle. Moi et Merkado, on vous énerve, c’est un fait ! Mais enfin, au moins c’est bien que tu reconnaisses ton erreur […] Soral est une ordure, et tu le sais. Il m’a agressé lâchement, parce qu’il était incapable de me répondre sur le plan intellectuel. Je l’ai terrassé publiquement, et ça, ça ne pourra jamais s’effacer. Je lui ai donné une bonne fessée […] Tu n’avais rien à faire avec lui. Et le fait qu’après mon agression, tu aies pu faire des documentaires où il apparaît est une ignominie. Je te le dis bien en face : une ignominie !

Ryssen : Oui… euh… Il faut aussi raisonner en termes politiques. Depuis 2012, comme je l’ai montré dans les documentaires, Soral a manifesté de plus en plus ouvertement un “judéo-scepticisme” qui lui a valu les pires emmerdes judiciaires, sans parler de ses prises de positions contre l’immigration de plus en plus nettes. Le rapprochement avec mon travail s’est donc opéré tout naturellement. J’ai simplement exploité ses propos et la documentation visuelle de ses propres vidéos dans le but de convaincre mes compatriotes et de faire avancer…

Conversano [coupant la parole] : Non. À partir du moment où tu étais ami avec moi, tu n’avais pas à relayer la propagande de cette ordure. Quand on est ami avec moi, c’est quelque chose de fort. Le fait que tu aies utilisé des images d’Égalité-Réconciliation est injustifiable. Et tu ne t’es pas limité à ça. Sur Facebook, tu nous a attaqués, moi et Merkado. Tu nous as calomniés en disant qu’on était des juifs et autres saloperies de ce genre.

Ryssen : Nan nan… Ça, je l’ai déjà écrit je crois, ou je l’ai dit en vidéo. Ça ne s’est pas passé comme ça : Tu m’avais dit toi-même au téléphone après ton altercation avec Soral que tu connaissais un mec d’origine juive qu’on disait avoir agressé physiquement Jérôme Bourbon [le directeur de l’hebdomadaire Rivarol]. Tu m’as avoué au téléphone que tu connaissais ce mec, et que ton pote Yann Merkado était son ami, alors que tu savais que je connais Jérôme Bourbon depuis une bonne quinzaine d’années. En raccrochant le téléphone, j’ai compris qu’on avait plus grand-chose à faire ensemble, c’est tout. Ensuite, que ce militant du FN d’origine juive soit ou pas le véritable agresseur est une autre affaire. Alors il ne faut pas dire que c’est moi qui trahis, quand je reste fidèle à mes vieux camarades. C’est aberrant ton histoire !

Conversano : Ça, c’est vraiment une inversion accusatoire, comme tu le dis toi-même. Tu nous trahis, et tu nous accuses de te trahir ! T’es une belle merde Ryssen ! T’es comme Soral : une belle pourriture !

Ryssen : Attends, attends… c’est pas ton Merkado qui ne cesse de faire des appels du pieds à la communauté juive ? Il n’arrête pas ! Je vois que sur Twitter, il est suivi par Isabelle Balkany, l’épouse de Patrick Balkany, le maire de Levallois depuis des années, bien connu pour ses frasques et son attachement indéfectible à la communauté juive. Et cette Isabelle Balkany a l’air elle d’éprouver une admiration débordante pour Meyer Habib, c’est-à-dire l’aile droite israélienne. Mais à part ça, c’est moi le traître !

Conversano : T’es une merde, Ryssen. Je croyais que tu était mon ami, mais t’es une merde…

Ryssen : La vérité, c’est que tu as trahi deux fois, en deux ans. Tu as d’abord trahi Dieudonné et Soral. En 2015, tu as fait tes petites vidéos en te faisant appeler “le dictateur”, où tu a l’air de rejoindre la droite radicale, avec un racisme et un antisémitisme débridés. Puis ensuite, tu t’es mis à dégueuler sur tes anciens amis, et sur Soral plus particulièrement, en te foutant de sa gueule en long en large et en travers, vidéos après vidéos. Mais ça ne s’est pas arrêté là : depuis 2016, avec ton Yann Merkado, tu essayes de nous faire croire que les juifs sont nos meilleurs alliés dans la guerre que nous menons contre le multiculturalisme, et que l’État d’Israël et le fer de lance de la civilisation européenne. Faut pas exagérer non plus… C’est ta deuxième trahison. Et depuis, t’es devenu un islamophobe carabiné, quasiment sur la ligne de William Goldnadel et compagnie… J’ai dénoncé Merkado sur Facebook autant que j’ai pu, en essayant de te faire changer de direction, jusqu’à ce que tu écrives en toutes lettres que Merkado était ton “ami” et que tu “pissais à la raie” de tous ceux qui prétendaient te faire changer de direction.

Conversano : Nan mais je rêve… Quand t’es venu nous voir à Houdan, le soir de mon agression, tu étais bien mon ami, non ? Ce n’est pas Soral que tu es allé voir, c’est moi ! Tu as même dis à tout le monde que tu ne voulais pas qu’on parle de ta présence à l’hôpital où je me faisais soigner. C’est pitoyable. Tu es pitoyable, Ryssen. T’es une merde finie ! T’es une merde, Ryssen ! […]

Ryssen : J’ai dis à deux reprises à tes amis qui étaient là que je ne voulais en aucun cas qu’ils exploitent ma présence comme un soutien à ta personne. Je me souviens très bien leur avoir dit que j’étais neutre dans cette histoire : “neutre”. Et c’est aussi ce que je t’avais dis la veille au soir, dans le petit boui-boui à côté du château de Versailles, avec Vanessa Inzaghi et Pascal Mancini : je suis neutre. J’avais même ajouté que cette situation était bien confortable, puisque ER et toi-même me citaient alors sur internet à tout va et faisaient ma pub en espérant me faire verser dans leur camp, et j’avais conclu que de toutes manières, je le savais, ça ne durerait pas. Ni Vanessa Inzaghi, ni Pascal Mancini, ni ton “Hassen Occident”, ni ton petit Joffrey Marrot, qui étaient là à Houdan, n’ont jamais dit dans leurs vidéos débiles contre moi ce qu’ils ont très bien entendu ce jour-là, et que ce qui est sorti de ta bouche par la suite était un mensonge. “neutre”, j’avais dit. “neutre”. N’exploitez pas ma présence svp. C’était pourtant clair il me semble !

Conversano Tu veux que je te dise : j’ai infiniment plus de respect pour un mec comme Salim Laïbi, qui a eu les couilles de s’attaquer à Soral, que pour un mec comme toi, qui s’est soumis juste pour vendre tes bouquins pourris, et pour faire du fric.

Ryssen : Je vois pas le rapport, mais c’est pas grave… Ta haine de Soral t’as manifestement enlevé un morceau de cerveau.

Conversano : Tu as trahi notre amitié pour faire du fric. C’est tout ce que je dis.

Ryssen : ??… Euh, ER ne m’a pas commandé de livres depuis un an et demi je crois. Mais le problème n’est pas là… Dis-moi ce que tu fiches avec Merkado et ces éléments pro-juifs et pro-sionistes ? Ça fait quarante fois que je te le demande !

Conversano : T’es venu manger chez moi, à la maison. Ma femme t’a fait un bon petit plat. On a mangé des dizaines de fois ensemble. Que tu prétendes ensuite, comme tu l’as fait, qu’on n’était pas amis, ça m’a fait mal… Tu comprends, ça ?

Ryssen : OK, ok, j’entends bien, mais j’aurais aimé, juste un fois, que tu me répondes sur les éléments pro-juifs et pro-sionistes qui sont à côté de toi depuis 2016. Ça me paraît normal. Je publie des livres sur le judaïsme depuis 15 ans, j’étudie le problème depuis 25 ans, et je suis donc en droit, il me semble, de me méfier des gens qui ont des accointances avec un milieu dont je combats le projet politique. Putain, je vois pas ce qu’il y a d’anormal là-dedans !

Conversano : A Issy-les-Moulineaux, chez moi, dans mon petit studio, je t’ai présenté à tous mes amis. Tu ne peux pas le nier, Ryssen. Adrien Abauzit était là, il pourrait témoigner.

Ryssen : Mais je n’ai jamais nié ! Je n’ai jamais nié qu’on a pu dîner quelques fois ensemble !

Conversano : On était deux amis, deux vrais amis, et tu le sais. Combien de fois on a mangé ensemble ? Combien de fois…

Ryssen : Bah… ok, on va faire le calcul… Si on compte bien… une fois à la Bastille avec Laurent et le professeur X. , … une fois rue Cler, le soir où tu ne disais rien, … une fois chez toi à Issy avec tes amis, une ou deux fois en Picardie, … et puis voilà, je crois qu’on a fait le tour. Tu sais, il y a des gens dans le milieu natio que je connais depuis plus de vingt ans, et des amis d’enfance que je connais depuis quarante ans !

Conversano : Tu te souviens quand on courait sur la plage… Putain…

Ryssen : ?… ? En Picardie ?

Conversano : …

Ryssen : Euh… franchement, non. On a bouffé avec Thomas Joly. On se faisait chier…

Conversano : Et quand t’as bouffé chez ma poule, à l’hôpital psychiatrique. Ma femme t’avais préparé un bon petit plat. Tu te souviens ?

Ryssen : Ah oui c’est vrai… j’avais oublié… à Neuilly-sur-Marne. Ca devrait être fin 2015. Le poulet au curry ! Excellent ! Excellent, Daniel… Tu l’embrasseras de ma part.

Conversano : Qu’est-ce qu’on a rigolé !

Ryssen : … hmm… ouai… c’était sympa…

Conversano : Et quand j’ai pissé dans le bénitier ! [rires] Putain, on était bien torché ce jour-là… Ah les cons !

Ryssen : Euh… T’es sûr que j’étais là ?

Conversano : Putain, ce qu’on a pu se marrer !

[…]

Ryssen : [… ?…] Bon, je vais pas tarder à y aller…

Conversano : C’est dommage que t’étais pas avec nous en Ukraine. T’aurais vu un peu toutes les petites salopes…

Ryssen : OK Daniel… je vais bientôt y aller.

Conversano : Des petites putes ukrainiennes avec leur petits culs…

Ryssen : Bon allez Daniel, je suis parti.

Conversano : … ptites salopes…

Ryssen : Tu passeras le bonjour à ton père.

Conversano : Un pti cul bien blanc…

Ryssen : Allez… Lus ! Cette fois, je suis parti…

Réponse à Salim Laïbi – décembre 2016

Je vais faire court, en répondant dans l’ordre de tes attaques.

ER diffuse quatre de mes livres depuis le début de l’année 2013. C’était à l’époque ce que je désirais, sachant fort bien que du côté de “Lèche de souche”, la porte m’était inexorablement fermée. J’ai la faiblesse de penser que c’est un engagement politique de leur part, et pas seulement un intérêt commercial.

Soral n’est pas “mon patron”. Je ne le fréquente pas, et de toute manière, je n’obéis à personne. Et puisque visiblement, tu lis ce que j’écris sur facebouc – y compris dans les commentaires – tu ne peux ignorer ce qui me distingue de la ligne politique tenue par Soral et son association.

Tu écris : “Il ne trouve même pas le courage de crier son indignation après l’agression caractérisée et préméditée contre son ami Daniel Conversano !”.

Daniel Conversano n’est pas “mon ami”. C’est une connaissance, presque un copain, un gars que j’ai rencontré à quatre ou cinq reprises ces deux dernières années, et que je trouve sympathique. Mais la veille et le lendemain de son agression, je le lui ai dit bien en face : je n’approuve pas les attaques qu’il a lancées contre ER.

Avec sa ligne politique ambiguë, ER a permis d’extraire du gauchisme tout un tas d’individus que j’ai rencontrés ces dernières années dans le milieu nationaliste. Tous sont venus à nous en passant d’abord par Dieudo, puis par Soral. Ça me suffit.

La démarche d’ER me paraît ainsi bien plus utile que celle consistant à taper systématiquement sur l’islam afin de siphonner le public de “Lèche de souche” pour faire tourner son compteur Youtube. Comme je l’ai écrit sur facebouc ces derniers jours, je raisonne d’abord en termes d’efficacité politique. Ce n’est pas très humain, je sais, mais si on cherche l’amour et si on a peur de prendre des coups, je conseille plutôt les cours de salsa.

Tu écris : “Il va même jusqu’à réaliser en cette fin décembre 2016, une émission avec Vincent Lapierre, sur ERFM ! Il n’a honte de rien (à moins que l’émission n’ait été enregistrée juste avant mais rien n’aurait pu empêcher la publication d’un communiqué).”

Pour ta gouverne, l’émission a été enregistrée deux semaines avant l’agression de Daniel. Je n’en ai rien dit, parce que ça ne change rien à la position que je tiens dans le différent qui oppose Soral à Conversano. Si l’invitation d’ERFM était tombée juste après l’agression de Conversano, j’aurais aussi accepté, mais avec un certain délai, le temps que l’affaire se tasse.

Bien entendu, chacun est libre de penser que Soral a tout manigancé : on fait un entretien avec Ryssen, on pète la gueule de Conversano, et seulement ensuite, on diffuse l’émission pour montrer que Ryssen est avec nous. Et alors ? Qu’est-ce que ça prouve ? Ca prouve que Soral est rusé, c’est tout. Sauf que, j’aurais pu désapprouver publiquement le procédé et me ranger du côté de la victime. Seulement voilà, je ne considère pas Daniel Conversano comme une victime sur ce coup-là. A lire ses textes peu avant “l’affaire”, on se rend compte aisément que les torts sont assez bien partagés.

Sur “le ridicule des coupures très nombreuses de Vincent Lapierre” lors de mon passage sur ERFM.

Là, je suis d’accord avec toi. Ils ont eu la main lourde. Le risque judiciaire n’explique sans doute pas tout. Mais finalement, ce n’est pas plus mal. C’est en fait une bonne manière de montrer au public où en est la liberté d’expression en France dès lors qu’on aborde les sujets essentiels.

“… comment il se fait que ses livres soient en vente libre si leur contenu est si illégal?!!”

Aucun de mes livres n’a été condamné. Ils sont tous parfaitement légaux. On peut même coller des autocollants et des affiches à l’image de la couverture du livre “La Mafia juive”, puisque le procès a été gagné. Les associations judéo-maçonniques (Licra et Ligue des droits de “l’homme”) qui persécutent les patriotes français n’ont osé qu’une seule fois attaquer l’un de mes livres. C’était en 2014 – et très discrètement – contre mon livre Les Milliards d’Israël, en référé. L’ignoble Alain Jakubowicz, qui demandait la “destruction de l’ouvrage” (pas moins !) a perdu ce procès. Ces ordures ne gagnent que sur les petites phrases.

Tu écris : “Ryssen, n’avait-il pas appelé à voter Sarkozy en 2007 car son discours était le plus proche de celui des identitaires ?”

J’ai appelé à voter Sarkozy en 2007 afin que l’on se débarrasse rapidement de cet histrion, qui aurait fasciné les patriotes encore longtemps. C’est chose faite, et l’on s’en réjouit, même si, rétrospectivement, Sarko-J nous a fait beaucoup de mal. Mais je vais te décevoir encore un peu plus : je préfère malgré tout Marine Le Pen à François Fillon, et je souhaite la victoire du Front national ou de ce qu’il en reste aux prochaines élections.

“Ryssen le sait, à la moindre critique même très légère, il se retrouvera censuré par la secte comme l’ont été tous les autres avant lui…”

Je suis sur une ligne nationaliste de défense des petits Blancs depuis une vingtaine d’années, et ça n’a pas l’air de gêner plus que ça les responsables d’Egalité-Réconciliation et de Kontre Kulture.

“Il préfère s’allier à un escroc qu’il exècre pour vendre ses livres, plutôt que de rester libre et d’avoir les coudées franches !”

Je n’ai pas été escroqué jusqu’à présent, mais tu peux être certain que si ça arrive, tu en seras informé. J’exècre les escrocs, et n’ai pas pour habitude de me taire à ce sujet, quel que soit le poids de la personne indélicate à qui j’ai affaire.

Tu écris : “Sauf que, de la même façon qu’il y a toujours des traîtres et des pleutres, il y aura toujours en face d’eux des gens de parole, d’honneur et de fierté. On peut citer à titre d’exemple, l’écrivain Johan Livernette… On peut citer également Joe Lecorbeau…”

En ce qui me concerne, je n’ai jamais fait partie de la “dissidence”, contrairement à toi, Livernette, Joe Lecorbeau, Conversano et ses amis, et tous ceux qui expriment aujourd’hui le plus de haine contre leurs anciens patrons. Note simplement que je n’ai pas changé d’un iota mon discours politique depuis que Kontre Kulture diffuse mes livres ; tu économiseras ainsi du temps pour d’autres réflexions.

Tu écris : “Pourtant, Hervé Ryssen a été le premier, il y a quelques années, à dénoncer la supercherie Alain Soral… Un texte que Ryssen n’assume plus aujourd’hui puisque nous avons appris que cela ne lui a pas trop plu que celui-ci circule à nouveau.”

On est alors début 2011, et effectivement, à cette époque, je dénonçais le discours de Soral dans les mêmes termes que Conversano aujourd’hui, les insultes en moins.

Bien évidemment, je ne retire aucune ligne de ce que j’ai écrit, ni sur Soral, ni sur les juifs, ni sur rien : ce n’est pas le genre de la maison. À ce moment-là, je critiquais Egalité-Réconciliation qui relayait régulièrement la parole de racialistes africains comme Kemi Seba, mais qui me boycottait parce que j’étais un vulgaire raciste blanc. J’ai donc résumé ma pensée dans un texte que j’ai voulu abrasif, et, si je me souviens bien, j’écrivais à la fin que je classais le dossier et que je ne voulais plus entendre parler de Soral.

Deux ans plus tard, alors même que je ne demandais plus rien, Soral, oubliant l’affront, me proposait via Kontre Kulture de diffuser mon premier livre. Tu as ici une démonstration de ce que peut être sa notion de la “réconciliation”. De ton côté, la haine que tu éprouves semble encore intense, et tu m’en vois désolé.

Tu écris : “En bon athée sans socle doctrinal ni fondamentaux moraux, tout est permis. Voilà la cause réelle de la chute d’une nation, d’une civilisation.”

Sache que je ne suis pas athée, et si je n’étais pas quelqu’un de “moral”, je crois que depuis le temps, ça se saurait. C’est même précisément parce que j’ai une notion assez forte de ce qui est moral et de ce qui ne l’est pas que je tiens ma position dans l’affaire qui a agité notre milieu au début du mois. J’ai quelques amis politiques dans le milieu patriote, et j’espère simplement qu’ils sont aussi fiables que moi. Je ne suis pas du genre à changer d’alliés au gré des circonstances. Je travaille sur le long terme, et j’ai tendance à préférer mes amis de longues dates et que je connais bien aux nouveaux qui viennent d’arriver et dont je ne connais pas la valeur ni la capacité de résistance.

Quant à toi, Salim, je n’ai pas de leçons à te donner. Trop de choses nous séparent. Je ne relèverai pas tes insultes, que tu distribues avec une grande libéralité à tous ceux qui n’ont pas l’heur de te plaire. Permets-moi simplement de penser que si tu mettais toute ta force dans un projet positif, tu pourrais sans doute parvenir à faire quelque chose dont tu pourrais être fier. J’accepte même que tu me retournes cette réflexion. La vie est courte, mon ami.

Hervé Ryssen, 29 décembre 2016

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