Georges Corm : marxiste jusqu’au ridicule

Georges Corm est un historien, économiste et homme politique libanais. Ancien ministre des Finances de la République libanaise (1998–2000), il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire du Proche-Orient, tels que Orient-Occident, la fracture imaginaire (2004), L’Europe et le mythe de l’Occident (2009), Le Proche-Orient éclaté (1956–2012).

L’homme est visiblement proche des milieux marxistes militants. Ses livres sont édités chez Gallimard et les éditions La Découverte (gauche et extrême-gauche), et distribués par les grands réseaux commerciaux capitalistes. Il est aussi relayé par France-Culture, Mediapart, l’Humanité (communiste) ou encore Investigation.net, le site internet du très antisioniste et marxiste belge Michel Collon.

Dans son livre L’Europe et le mythe de l’Occident, nous avons relevé quelques passages qui montrent assez bien pourquoi les “communistes” et les “capitalistes” – que tout oppose en apparence – s’épaulent mutuellement dans leur entreprise d’abrutissement des masses occidentales. Sur l’essentiel, ils sont tous bien d’accord : l’homme occidental, l’Européen, l’homme blanc est coupable, définitivement coupable.

« Le Juif… écrit Georges Corm, a été maltraité, persécuté, marginalisé, massacré, voire exterminé en Europe avec bonne conscience. » (page 39).

C’est ici presque mot pour mot une phrase de Viviane Forrester (née Dreyfus), dans son livre dégueulasse intitulé Le Crime occidental (2004).

Et cette culpabilisation récurrente nous traîne péniblement jusqu’à la fin du livre. L’homme blanc est coupable d’avoir persécuté les juifs, mais il est aussi coupable d’antisémitisme pour avoir aidé les sionistes à créer l’État d’Israël en 1948, ce qui aurait placé une fois de plus les pauvres juifs au ban de l’humanité :

« Après avoir fait collectivement des Européens de confession juive le repoussoir du mal de vivre provoqué par la modernité, la culture européenne et américaine en fait aujourd’hui, tout autant, mais de façon inverse, une catégorie à part de l’humanité. » (page 294).

Son analyse de l’antisémitisme européen est somme toute classique. Le juif, écrit-il, est le « bouc émissaire des sentiments de désenchantement et de malaise profond que répand la littérature romantique face à l’industrialisation et à la perte des terroirs. » (page 213).

Quand on lit pareilles inepties, on sait d’avance que l’auteur a été à bonne école. Et effectivement, Georges Corm ne se réfère dans son analyse qu’à des auteurs juifs : la grande, la sublimissime Hannah Arendt, sans qui les Occidentaux ne seraient pas capables de comprendre leur propre histoire ; le grand Léon Poliakov, le génial George Mosse, l’incontournable Julien Benda, le puissant Norman Cohn, etc. Voici encore « un historien américain de renom, Arno Mayer… » Quel con ! Pas étonnant qu’il ne comprenne rien ! Écoutez cela :

« Le Juif devient la victime expiatoire qui doit payer tous les traumatismes sociaux entraînés par la modernité intellectuelle et économique qui désagrège les solidarités anciennes. » (page 226).

« A l’heure du développement du capitalisme industriel et financier qui se généralise, mais aussi à l’époque des doctrines socialistes et communistes, il devient plus que jamais la cible de toutes les rancœurs. » (page 229).

Le marxisme, mêlé d’esprit cosmopolite, avec en plus la sauce du pilpoul talmudique, a décidément donné les constructions les plus bizarroïdes de l’aventure intellectuelle de l’humanité. Mais ce qui ne cesse de nous étonner, ce ne sont pas tant les divagations de l’esprit talmudique, capable d’inventer tout et n’importe quoi pour circonvenir le goy, que la capacité du goy blanc à s’extasier devant ces monstruosités intellectuelles.

Au sujet du nazisme, Georges Corm ne se singularise donc pas par rapport au flot continu de littérature nauséabonde que l’on trouve à la Fnac et dans toutes les librairies pour le “grand public”.

George Corm répète ainsi bêtement qu’Adolf Hitler était un malade, un paranoïaque, un fou furieux, etc. Il aurait pu ajouter avec d’autres brillants intellectuels tels que Steven Choukroun, Raphaël Bensoussan et Robert Sapirstein (un pote d’Harvey Weinstein) qu’Hitler était convaincu intérieurement d’être le fils d’un bijoutier juif chez qui sa mère faisait des ménages de temps en temps, et qu’il était aussi horriblement frustré de n’avoir qu’une seule couille. Voilà pourquoi il croyait dur comme fer aux Protocoles des Sages de Sion, auquel il avait rattaché sa minable existence !

Allez Gorges, à toi ! :

« La question juive occupe dans Mein Kampf une place démesurée prouvant l’obsession paranoïaque de Hitler qui croit ferme au contenu divagant du faux antisémite forgé en 1903 par la police secrète tsariste, Les Protocoles des Sages de Sion, pour diriger les colères populaires contre les Juifs. » (page 231).

L’antisémitisme mondial, qui perdure depuis maintenant plus de trente siècle, serait essentiellement dû à un texte de trente pages publié par la police tsariste en 1903… Passons !

Pire encore. Dans sa folie, Hitler croyait que les dirigeants de la Russie bolchevique étaient des juifs !

« Sa phobie du judaïsme l’a même amené, dans son livre, à ne voir dans les idées communistes et socialistes et dans la révolution bolchevique, qu’un nouveau “complot juif” ». (page 161).

Alors qu’en fait, contrairement à ce que prétendent les fous antisémites, Lénine, Trotsky, Kemenev, Zinoviev, Sverdlov, Radek, etc. n’étaient plus juifs du tout, puisqu’ils étaient marxistes et athées (eh hop ! le tour est joué !).

Il est vrai que Gorges Corm, dans sa grande ingénuité, nous confesse à un moment qu’il n’y comprend rien à rien :

« Cette barbarie subite, écrit-il, après des siècles de progrès et de raffinement, ne peut que rester inexplicable et mystérieuse. » (page 154).

« Comment les descendants de Bach, Haydn, Mozart ou Goethe ont-ils pu produire un Hitler ? Comment ceux de Rameau, Lully, Racine, Descartes ont-ils pu installer le régime pro-nazi de Vichy ? Toutes les analyses savantes sur la nature du nazisme ne nous l’ont pas vraiment appris. » (page 164).

Alors, je vais te dire un truc, Georges : quand on ne maîtrise pas un sujet, quand on ne comprend pas, manifestement, de quoi il retourne, par manque de culture ou par limite intellectuelle, on évite d’en faire un livre !

Que Michel Collon et son équipe de militants marxistes puisse relayer un aussi piètre intellectuel ne plaide décidément pas en sa faveur.

Un jour, les gars, vous sortirez peut-être de votre nuit. Mais rien n’est moins sûr !

Hervé Ryssen

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