Cloud Atlas et Matrix, des “frères” Wachowski : deux films à décrypter

Dans Matrix, de Larry Wachowski (USA, 1999), les humains sont entièrement soumis à un programme informatique qui domine toutes leurs pensées et toute leur vie. Ils croient exister, mais ne sont en fait que des esclaves des machines. Il ne reste plus qu’un petit nid de résistance humaine : Sion !

Le film est truffé de messages kabbalistiques : le héros, Néo, est « l’élu », le libérateur mythique de l’humanité annoncé selon les prophéties, qui va pouvoir sauver « Sion », ainsi que le révèle « l’Oracle ». Les humains sont peints sous les couleurs d’une société multiethnique, tandis que la matrice, qui entend dominer l’univers, est représentée sous les traits de l’homme blanc : les agents Smith, qui, dans leurs costards-cravates, sont évidemment très pervers et très méchants. Ce sont les Blancs qui doivent endosser les responsabilités des véritables tyrans : car la matrice existe « pour de vrai » : c’est elle qui a fait le film.

En 2013, les frères Wachowski sont maintenant frère et sœur, puisque Larry, qui a changé de sexe, s’est transformé en femme et se fait appeler Lana Wachowski.
Le scénario de Cloud Atlas est constitué de plusieurs histoires se déroulant dans différents lieux à différentes époques, mais avec les mêmes acteurs jouant plusieurs personnages. Le passé, le présent et le futur se mélangent, et l’on retrouve les ingrédients habituels du cinéma cosmopolite :
La culpabilisation de l’homme blanc, à travers l’histoire de l’esclavage. Dans le présent et dans le futur, le salaud, c’est toujours l’homme blanc. Il y a aussi dans le film la banalisation de l’homosexualité.
Une des histoires montre deux tribus de Blancs qui vivent sur une île. Des cavaliers cannibales cherchent à tuer les membres de l’autre tribu. Les uns et les autres sont arriérés en comparaison des humains qui arrivent sur l’île dans un bateau ultramoderne. Et ceux-ci sont des Noirs. À côté d’eux, les Blancs semblent avoir 50 000 ans de retard. Là encore, les méchants sont les Blancs, et les gentils symbolisent la société multiculturelle.
Et l’on remarque une fois encore l’obsession du métissage chez les cinéastes cosmopolites. On répète qu’il ne s’agit chez eux que d’un produit destiné à l’exportation, car les juifs, eux, ne veulent surtout pas se mélanger. Quand toutes les nations auront disparu, quand toutes les identités auront été détruites, il ne restera alors que les juifs, qui seront reconnus pas tout le monde comme le “peuple élu de Dieu”. Voilà quel est leur projet.
Notez que le christianisme a ici complètement disparu, comme dans la plupart des films de science-fiction, dans lesquels on nous montre régulièrement une humanité unie, qui lutte contre des extra-terrestres qui n’existent pas. L’important, vous l’avez compris, c’est “l’humanité unie”, sous la direction du “peuple élu”.

Hervé Ryssen

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