Le goy stupide

Depuis le début de l’année 2001, environ, de nombreux intellectuels juifs on retourné leur veste. Au lieu de nous chanter sur tous les tons le métissage et les joies de la société multiraciale, ils nous exhortent maintenant à faire la guerre à l’islam partout dans le monde et à casser les reins de l’islam radical en Occident afin de mieux intégrer les masses d’immigrés qui sont arrivés chez nous.

Comme d’habitude, de nombreux patriotes français croient à leur bonne foi de « juifs patriotes » et les considèrent comme les meilleurs alliés du monde, alors qu’ils ne font en réalité que réagir en fonction des intérêts de leur propre communauté.

Le fait est que ces gens-là peuvent se transformer en à peu près n’importe quoi (Voir le long chapitre sur la plasticité identitaire dans notre livre « Psychanalyse du judaïsme »).

En 1939, ces juifs étaient aussi les plus ardents patriotes, et usaient de tout leur pouvoir pour nous faire haïr l’Allemagne nationale-socialiste. Soixante-dix ans plus tard, l’Europe tout entière est maintenant entre les mains des banquiers et des agents d’influence cosmopolites (juifs ou goys judaïsés), et littéralement submergée par des millions d’immigrés de toutes les races. Le talon d’Achille du goy blanc, décidément, c’est sa crédulité sans limite.

Ecoutez bien leur discours, et voyez comment certains goys débiles peuvent se laisser prendre au piège.

Alexandre Adler

« Il faut aller chercher les terroristes là où ils se trouvent. Il faut leur montrer qu’il n’existe pas pour eux de sanctuaires inviolables. »

J’ai vu finir le monde ancien, 2002, Hachette, 2003, page 40

Meyer Habib

« Il faut éradiquer le Jihadisme ». Twitter, 1er janvier 2017

Vincent Cespedes

« Luttons contre les djihadistes et les racistes ». Twitter, 19 novembre 2016

Frédéric Haziza

« Comment faire la guerre aux barbares islamistes ? » Twitter, 15 novembre 2015

« Anéantir barbares avant qu’ils nous tuent » Twitter, 14 novembre 2015

Riposte séfarade

« Décapitons sans pitié la bête immonde islamiste », Twitter, 5 juillet 2015

Riposte laïque

« Il faut tuer les terroristes islamiques avant qu’ils ne nous tuent. »

22 décembre 2016

Raphaël Glucksmann

« Ne plus rien céder à l’intégrisme ». Twitter

Arno Klarsfeld

« Tous les radicaux islamiste fichés comme dangereux devraient être en détention administrative. On est en guerre ou on ne l’est pas » Twitter, 26 juin 2015.

Daniel Circoncino

La guerre contre l’islam doit être notre priorité. Il faut arrêter avec l’antijudaïsme pathologique ! Ryssen est un traître !

Bernard-Henri Lévy

« Paris. Tel-Aviv. Mali. Demain ailleurs. La guerre est mondiale. Les démocraties la gagneront, mais en frappant Daech au cœur. » Twitter, 20 novembre 2015.

Cloud Atlas et Matrix, des “frères” Wachowski : deux films à décrypter

Dans Matrix, de Larry Wachowski (USA, 1999), les humains sont entièrement soumis à un programme informatique qui domine toutes leurs pensées et toute leur vie. Ils croient exister, mais ne sont en fait que des esclaves des machines. Il ne reste plus qu’un petit nid de résistance humaine : Sion !

Le film est truffé de messages kabbalistiques : le héros, Néo, est « l’élu », le libérateur mythique de l’humanité annoncé selon les prophéties, qui va pouvoir sauver « Sion », ainsi que le révèle « l’Oracle ». Les humains sont peints sous les couleurs d’une société multiethnique, tandis que la matrice, qui entend dominer l’univers, est représentée sous les traits de l’homme blanc : les agents Smith, qui, dans leurs costards-cravates, sont évidemment très pervers et très méchants. Ce sont les Blancs qui doivent endosser les responsabilités des véritables tyrans : car la matrice existe « pour de vrai » : c’est elle qui a fait le film.

En 2013, les frères Wachowski sont maintenant frère et sœur, puisque Larry, qui a changé de sexe, s’est transformé en femme et se fait appeler Lana Wachowski.
Le scénario de Cloud Atlas est constitué de plusieurs histoires se déroulant dans différents lieux à différentes époques, mais avec les mêmes acteurs jouant plusieurs personnages. Le passé, le présent et le futur se mélangent, et l’on retrouve les ingrédients habituels du cinéma cosmopolite :
La culpabilisation de l’homme blanc, à travers l’histoire de l’esclavage. Dans le présent et dans le futur, le salaud, c’est toujours l’homme blanc. Il y a aussi dans le film la banalisation de l’homosexualité.
Une des histoires montre deux tribus de Blancs qui vivent sur une île. Des cavaliers cannibales cherchent à tuer les membres de l’autre tribu. Les uns et les autres sont arriérés en comparaison des humains qui arrivent sur l’île dans un bateau ultramoderne. Et ceux-ci sont des Noirs. À côté d’eux, les Blancs semblent avoir 50 000 ans de retard. Là encore, les méchants sont les Blancs, et les gentils symbolisent la société multiculturelle.
Et l’on remarque une fois encore l’obsession du métissage chez les cinéastes cosmopolites. On répète qu’il ne s’agit chez eux que d’un produit destiné à l’exportation, car les juifs, eux, ne veulent surtout pas se mélanger. Quand toutes les nations auront disparu, quand toutes les identités auront été détruites, il ne restera alors que les juifs, qui seront reconnus pas tout le monde comme le “peuple élu de Dieu”. Voilà quel est leur projet.
Notez que le christianisme a ici complètement disparu, comme dans la plupart des films de science-fiction, dans lesquels on nous montre régulièrement une humanité unie, qui lutte contre des extra-terrestres qui n’existent pas. L’important, vous l’avez compris, c’est “l’humanité unie”, sous la direction du “peuple élu”.

Hervé Ryssen

Les canulars de l’antisémitisme

Au chapitre « Boursouflures médiatiques », dans Les Espérances planétariennes, nous avons répertorié maintes fausses agressions antisémites, mises en scènes par des membres de la communautés juives psychologiquement instables – ou pas ! La liste s’est depuis considérablement allongée.

Dans notre livre, nous citons le regretté Serge de Beketch (page 378). Nous reproduisons ici sa prose lumineuse. On voit qu’en 2018, rien n’a changé de ce côté-ci.

Dans son éditorial du 5 juin 2004, Serge de Beketch exposait la situation avec ironie :

« Lorsque le fils d’un rabbin de Boulogne, en banlieue chic de Paris, prétend avoir reçu des injures antisémites et quelques paires de gifles, le ministre de l’Intérieur téléphone toutes affaires cessantes pour dire “sa profonde consternation devant ces actes inqualifiables, sa condamnation la plus ferme devant cette agression à caractère manifestement antisémite”. Il assure que “tout sera mis en œuvre pour en retrouver les auteurs dans les meilleurs délais”.

Le même jour, un imam strasbourgeois constate qu’on a mis le feu à sa poubelle de jardin. Aussitôt, le ministre s’exécute, téléphone pour dire sa très vive émotion, son soutien et sa solidarité en ces circonstances difficiles, sa condamnation la plus ferme de ces actes ignobles et sa détermination à en trouver les auteurs dans les meilleurs délais, précisant “avoir donné pour instruction à la police de mobiliser tous les moyens nécessaires pour mener à bien cette enquête.”

Le même jour encore, à Ivry, une passante est tuée au cours d’un règlement de compte entre deux gangs ethniques. Cette fois, Villepin n’appelle pas le père infirme de la victime pour lui témoigner quoi que ce soit. Sans doute la malheureuse Laura (la presse donne son prénom mais pas celui de son meurtrier “accidentel”) n’est-elle ni juive ni arabe : une simple franchouillarde. On ne va tout de même pas dépenser un jeton pour si peu, poursuit Serge de Beketch. On y passerait sa vie. Pensez : il se commet en France quatre millions de délits par an. Le ministre ne peut évidemment pas téléphoner aux quatre millions de victimes. Il est déjà assez occupé à visiter les cimetières juifs profanés, les mosquées taguées, les rabbins auto-poignardés, les imams chiites tabassés par les fidèles sunnites et inversement, les bouchers halal ou cachères rançonnés par leurs mafias respectives ; s’il faut en plus qu’il s’occupe des églises brûlées, des cimetières chrétiens saccagés, des Françaises de souche violées, des collégiens blancs-blonds-cathos passés à tabac, des vieux Gaulois torturés dans leur pavillon de banlieue, des milliers de voitures incendiées, il n’aura plus assez de temps pour peaufiner ses discours antiracistes. »

Dans le livre, on ajoute à notre liste  de canulars le calvaire de la petite Jessica Katz, petite fille juive à qui les auorités soviétiques interdisaient de sortir de Russie.

Ces informations fracassantes destinées à créer un mouvement d’opinion, sont probablement beaucoup plus nombreuses qu’on ne l’imagine. Soljénitsyne raconte, dans Deux Siècles ensemble :

« En mai 1978, la presse mondiale attira à grands cris l’attention sur un cas particulièrement touchant : une petite fille moscovite de 7 ans, Jessica Katz, était atteinte d’une maladie incurable, mais on ne la laissa pas partir avec ses parents pour les États-Unis. Quel scandale ! La presse s’enflamma et le sénateur Edward Kennedy intervint personnellement. Toutes les chaînes de télévision montrèrent dans leurs informations, aux heures de grande écoute, l’accueil à l’aéroport, les larmes de bonheur de la fillette dans les bras de ses parents. La Voix de l’Amérique consacrait toute une émission en langue russe au sauvetage de Jessica Katz (sans penser que les familles russes qui ont des enfants souffrant de maladies incurables restaient elles où elles étaient). Soudain, à la suite d’une expertise médicale, on apprenait que Jessica ne souffrait d’aucune maladie, que ses rusés parents avaient berné le monde entier pour être sûrs de pouvoir partir. La radio en souffla quelques mots entre les dents, à peine perceptibles » et l’affaire retomba dans l’oubli.

Hervé RYSSEN

Ryssen Conversano et la réconciliation

Après leur brouille de l’automne 2017, les deux anciens “amis” Hervé Ryssen et Daniel Conversano ont tenté de renouer des liens fraternels. Vont-ils se réconcilier ? Il est encore trop tôt pour le dire (décembre 2017). Nous retranscrivons ci-dessous le dialogue qui correspond à la pièce manquante de ce puzzle affectif (tout en sachant que la première partie est manquante). Voici quelques éléments d’explications qui manquaient :

[première partie manquante] Daniel Conversano : Tu nous a trahis, Ryssen. Tu nous as laissé tomber, parce que tu voulais continuer à faire du fric avec Soral. C’est immonde. C’est vraiment dégueulasse de ta part…

Hervé Ryssen : Euh… oui. Soral a vendu quelques-uns de mes livres sur son site à partir de janvier 2013, c’est vrai… Comme mes bouquins n’étaient pas à la Fnac ni dans les grands réseaux de distribution, j’ai pensé que je pouvais faire passer mes idées de ce côté-ci. Je n’aurais sans doute pas dû accepter sa proposition malhonnête [livres contre rétribution]… C’est dommage : si on s’était connu à cette époque, tu aurais pu me conseiller et m’éviter de faire cette erreur. Mais il est vrai qu’en 2013, tu n’étais pas dans le milieu nationaliste, puisque tu bossais avec Dieudo et Soral…

Conversano : C’est bien que tu reconnaisses que tu t’es mal comporté. Ça me rassure un peu, parce que dans ta vidéo contre moi, surtout la deuxième, on a l’impression que t’es devenu fou, carrément ! Tu as le visage déformé par la haine, c’est dingue ! Alors que moi, je respire la sérénité. C’est d’ailleurs ce qui fait vous mettre en boule, des mecs comme toi ou Soral. Je vous énerve par ma supériorité naturelle. Moi et Merkado, on vous énerve, c’est un fait ! Mais enfin, au moins c’est bien que tu reconnaisses ton erreur […] Soral est une ordure, et tu le sais. Il m’a agressé lâchement, parce qu’il était incapable de me répondre sur le plan intellectuel. Je l’ai terrassé publiquement, et ça, ça ne pourra jamais s’effacer. Je lui ai donné une bonne fessée […] Tu n’avais rien à faire avec lui. Et le fait qu’après mon agression, tu aies pu faire des documentaires où il apparaît est une ignominie. Je te le dis bien en face : une ignominie !

Ryssen : Oui… euh… Il faut aussi raisonner en termes politiques. Depuis 2012, comme je l’ai montré dans les documentaires, Soral a manifesté de plus en plus ouvertement un “judéo-scepticisme” qui lui a valu les pires emmerdes judiciaires, sans parler de ses prises de positions contre l’immigration de plus en plus nettes. Le rapprochement avec mon travail s’est donc opéré tout naturellement. J’ai simplement exploité ses propos et la documentation visuelle de ses propres vidéos dans le but de convaincre mes compatriotes et de faire avancer…

Conversano [coupant la parole] : Non. À partir du moment où tu étais ami avec moi, tu n’avais pas à relayer la propagande de cette ordure. Quand on est ami avec moi, c’est quelque chose de fort. Le fait que tu aies utilisé des images d’Égalité-Réconciliation est injustifiable. Et tu ne t’es pas limité à ça. Sur Facebook, tu nous a attaqués, moi et Merkado. Tu nous as calomniés en disant qu’on était des juifs et autres saloperies de ce genre.

Ryssen : Nan nan… Ça, je l’ai déjà écrit je crois, ou je l’ai dit en vidéo. Ça ne s’est pas passé comme ça : Tu m’avais dit toi-même au téléphone après ton altercation avec Soral que tu connaissais un mec d’origine juive qu’on disait avoir agressé physiquement Jérôme Bourbon [le directeur de l’hebdomadaire Rivarol]. Tu m’as avoué au téléphone que tu connaissais ce mec, et que ton pote Yann Merkado était son ami, alors que tu savais que je connais Jérôme Bourbon depuis une bonne quinzaine d’années. En raccrochant le téléphone, j’ai compris qu’on avait plus grand-chose à faire ensemble, c’est tout. Ensuite, que ce militant du FN d’origine juive soit ou pas le véritable agresseur est une autre affaire. Alors il ne faut pas dire que c’est moi qui trahis, quand je reste fidèle à mes vieux camarades. C’est aberrant ton histoire !

Conversano : Ça, c’est vraiment une inversion accusatoire, comme tu le dis toi-même. Tu nous trahis, et tu nous accuses de te trahir ! T’es une belle merde Ryssen ! T’es comme Soral : une belle pourriture !

Ryssen : Attends, attends… c’est pas ton Merkado qui ne cesse de faire des appels du pieds à la communauté juive ? Il n’arrête pas ! Je vois que sur Twitter, il est suivi par Isabelle Balkany, l’épouse de Patrick Balkany, le maire de Levallois depuis des années, bien connu pour ses frasques et son attachement indéfectible à la communauté juive. Et cette Isabelle Balkany a l’air elle d’éprouver une admiration débordante pour Meyer Habib, c’est-à-dire l’aile droite israélienne. Mais à part ça, c’est moi le traître !

Conversano : T’es une merde, Ryssen. Je croyais que tu était mon ami, mais t’es une merde…

Ryssen : La vérité, c’est que tu as trahi deux fois, en deux ans. Tu as d’abord trahi Dieudonné et Soral. En 2015, tu as fait tes petites vidéos en te faisant appeler “le dictateur”, où tu a l’air de rejoindre la droite radicale, avec un racisme et un antisémitisme débridés. Puis ensuite, tu t’es mis à dégueuler sur tes anciens amis, et sur Soral plus particulièrement, en te foutant de sa gueule en long en large et en travers, vidéos après vidéos. Mais ça ne s’est pas arrêté là : depuis 2016, avec ton Yann Merkado, tu essayes de nous faire croire que les juifs sont nos meilleurs alliés dans la guerre que nous menons contre le multiculturalisme, et que l’État d’Israël et le fer de lance de la civilisation européenne. Faut pas exagérer non plus… C’est ta deuxième trahison. Et depuis, t’es devenu un islamophobe carabiné, quasiment sur la ligne de William Goldnadel et compagnie… J’ai dénoncé Merkado sur Facebook autant que j’ai pu, en essayant de te faire changer de direction, jusqu’à ce que tu écrives en toutes lettres que Merkado était ton “ami” et que tu “pissais à la raie” de tous ceux qui prétendaient te faire changer de direction.

Conversano : Nan mais je rêve… Quand t’es venu nous voir à Houdan, le soir de mon agression, tu étais bien mon ami, non ? Ce n’est pas Soral que tu es allé voir, c’est moi ! Tu as même dis à tout le monde que tu ne voulais pas qu’on parle de ta présence à l’hôpital où je me faisais soigner. C’est pitoyable. Tu es pitoyable, Ryssen. T’es une merde finie ! T’es une merde, Ryssen ! […]

Ryssen : J’ai dis à deux reprises à tes amis qui étaient là que je ne voulais en aucun cas qu’ils exploitent ma présence comme un soutien à ta personne. Je me souviens très bien leur avoir dit que j’étais neutre dans cette histoire : “neutre”. Et c’est aussi ce que je t’avais dis la veille au soir, dans le petit boui-boui à côté du château de Versailles, avec Vanessa Inzaghi et Pascal Mancini : je suis neutre. J’avais même ajouté que cette situation était bien confortable, puisque ER et toi-même me citaient alors sur internet à tout va et faisaient ma pub en espérant me faire verser dans leur camp, et j’avais conclu que de toutes manières, je le savais, ça ne durerait pas. Ni Vanessa Inzaghi, ni Pascal Mancini, ni ton “Hassen Occident”, ni ton petit Joffrey Marrot, qui étaient là à Houdan, n’ont jamais dit dans leurs vidéos débiles contre moi ce qu’ils ont très bien entendu ce jour-là, et que ce qui est sorti de ta bouche par la suite était un mensonge. “neutre”, j’avais dit. “neutre”. N’exploitez pas ma présence svp. C’était pourtant clair il me semble !

Conversano Tu veux que je te dise : j’ai infiniment plus de respect pour un mec comme Salim Laïbi, qui a eu les couilles de s’attaquer à Soral, que pour un mec comme toi, qui s’est soumis juste pour vendre tes bouquins pourris, et pour faire du fric.

Ryssen : Je vois pas le rapport, mais c’est pas grave… Ta haine de Soral t’as manifestement enlevé un morceau de cerveau.

Conversano : Tu as trahi notre amitié pour faire du fric. C’est tout ce que je dis.

Ryssen : ??… Euh, ER ne m’a pas commandé de livres depuis un an et demi je crois. Mais le problème n’est pas là… Dis-moi ce que tu fiches avec Merkado et ces éléments pro-juifs et pro-sionistes ? Ça fait quarante fois que je te le demande !

Conversano : T’es venu manger chez moi, à la maison. Ma femme t’a fait un bon petit plat. On a mangé des dizaines de fois ensemble. Que tu prétendes ensuite, comme tu l’as fait, qu’on n’était pas amis, ça m’a fait mal… Tu comprends, ça ?

Ryssen : OK, ok, j’entends bien, mais j’aurais aimé, juste un fois, que tu me répondes sur les éléments pro-juifs et pro-sionistes qui sont à côté de toi depuis 2016. Ça me paraît normal. Je publie des livres sur le judaïsme depuis 15 ans, j’étudie le problème depuis 25 ans, et je suis donc en droit, il me semble, de me méfier des gens qui ont des accointances avec un milieu dont je combats le projet politique. Putain, je vois pas ce qu’il y a d’anormal là-dedans !

Conversano : A Issy-les-Moulineaux, chez moi, dans mon petit studio, je t’ai présenté à tous mes amis. Tu ne peux pas le nier, Ryssen. Adrien Abauzit était là, il pourrait témoigner.

Ryssen : Mais je n’ai jamais nié ! Je n’ai jamais nié qu’on a pu dîner quelques fois ensemble !

Conversano : On était deux amis, deux vrais amis, et tu le sais. Combien de fois on a mangé ensemble ? Combien de fois…

Ryssen : Bah… ok, on va faire le calcul… Si on compte bien… une fois à la Bastille avec Laurent et le professeur X. , … une fois rue Cler, le soir où tu ne disais rien, … une fois chez toi à Issy avec tes amis, une ou deux fois en Picardie, … et puis voilà, je crois qu’on a fait le tour. Tu sais, il y a des gens dans le milieu natio que je connais depuis plus de vingt ans, et des amis d’enfance que je connais depuis quarante ans !

Conversano : Tu te souviens quand on courait sur la plage… Putain…

Ryssen : ?… ? En Picardie ?

Conversano : …

Ryssen : Euh… franchement, non. On a bouffé avec Thomas Joly. On se faisait chier…

Conversano : Et quand t’as bouffé chez ma poule, à l’hôpital psychiatrique. Ma femme t’avais préparé un bon petit plat. Tu te souviens ?

Ryssen : Ah oui c’est vrai… j’avais oublié… à Neuilly-sur-Marne. Ca devrait être fin 2015. Le poulet au curry ! Excellent ! Excellent, Daniel… Tu l’embrasseras de ma part.

Conversano : Qu’est-ce qu’on a rigolé !

Ryssen : … hmm… ouai… c’était sympa…

Conversano : Et quand j’ai pissé dans le bénitier ! [rires] Putain, on était bien torché ce jour-là… Ah les cons !

Ryssen : Euh… T’es sûr que j’étais là ?

Conversano : Putain, ce qu’on a pu se marrer !

[…]

Ryssen : [… ?…] Bon, je vais pas tarder à y aller…

Conversano : C’est dommage que t’étais pas avec nous en Ukraine. T’aurais vu un peu toutes les petites salopes…

Ryssen : OK Daniel… je vais bientôt y aller.

Conversano : Des petites putes ukrainiennes avec leur petits culs…

Ryssen : Bon allez Daniel, je suis parti.

Conversano : … ptites salopes…

Ryssen : Tu passeras le bonjour à ton père.

Conversano : Un pti cul bien blanc…

Ryssen : Allez… Lus ! Cette fois, je suis parti…

Réponse à Salim Laïbi – décembre 2016

Je vais faire court, en répondant dans l’ordre de tes attaques.

ER diffuse quatre de mes livres depuis le début de l’année 2013. C’était à l’époque ce que je désirais, sachant fort bien que du côté de “Lèche de souche”, la porte m’était inexorablement fermée. J’ai la faiblesse de penser que c’est un engagement politique de leur part, et pas seulement un intérêt commercial.

Soral n’est pas “mon patron”. Je ne le fréquente pas, et de toute manière, je n’obéis à personne. Et puisque visiblement, tu lis ce que j’écris sur facebouc – y compris dans les commentaires – tu ne peux ignorer ce qui me distingue de la ligne politique tenue par Soral et son association.

Tu écris : “Il ne trouve même pas le courage de crier son indignation après l’agression caractérisée et préméditée contre son ami Daniel Conversano !”.

Daniel Conversano n’est pas “mon ami”. C’est une connaissance, presque un copain, un gars que j’ai rencontré à quatre ou cinq reprises ces deux dernières années, et que je trouve sympathique. Mais la veille et le lendemain de son agression, je le lui ai dit bien en face : je n’approuve pas les attaques qu’il a lancées contre ER.

Avec sa ligne politique ambiguë, ER a permis d’extraire du gauchisme tout un tas d’individus que j’ai rencontrés ces dernières années dans le milieu nationaliste. Tous sont venus à nous en passant d’abord par Dieudo, puis par Soral. Ça me suffit.

La démarche d’ER me paraît ainsi bien plus utile que celle consistant à taper systématiquement sur l’islam afin de siphonner le public de “Lèche de souche” pour faire tourner son compteur Youtube. Comme je l’ai écrit sur facebouc ces derniers jours, je raisonne d’abord en termes d’efficacité politique. Ce n’est pas très humain, je sais, mais si on cherche l’amour et si on a peur de prendre des coups, je conseille plutôt les cours de salsa.

Tu écris : “Il va même jusqu’à réaliser en cette fin décembre 2016, une émission avec Vincent Lapierre, sur ERFM ! Il n’a honte de rien (à moins que l’émission n’ait été enregistrée juste avant mais rien n’aurait pu empêcher la publication d’un communiqué).”

Pour ta gouverne, l’émission a été enregistrée deux semaines avant l’agression de Daniel. Je n’en ai rien dit, parce que ça ne change rien à la position que je tiens dans le différent qui oppose Soral à Conversano. Si l’invitation d’ERFM était tombée juste après l’agression de Conversano, j’aurais aussi accepté, mais avec un certain délai, le temps que l’affaire se tasse.

Bien entendu, chacun est libre de penser que Soral a tout manigancé : on fait un entretien avec Ryssen, on pète la gueule de Conversano, et seulement ensuite, on diffuse l’émission pour montrer que Ryssen est avec nous. Et alors ? Qu’est-ce que ça prouve ? Ca prouve que Soral est rusé, c’est tout. Sauf que, j’aurais pu désapprouver publiquement le procédé et me ranger du côté de la victime. Seulement voilà, je ne considère pas Daniel Conversano comme une victime sur ce coup-là. A lire ses textes peu avant “l’affaire”, on se rend compte aisément que les torts sont assez bien partagés.

Sur “le ridicule des coupures très nombreuses de Vincent Lapierre” lors de mon passage sur ERFM.

Là, je suis d’accord avec toi. Ils ont eu la main lourde. Le risque judiciaire n’explique sans doute pas tout. Mais finalement, ce n’est pas plus mal. C’est en fait une bonne manière de montrer au public où en est la liberté d’expression en France dès lors qu’on aborde les sujets essentiels.

“… comment il se fait que ses livres soient en vente libre si leur contenu est si illégal?!!”

Aucun de mes livres n’a été condamné. Ils sont tous parfaitement légaux. On peut même coller des autocollants et des affiches à l’image de la couverture du livre “La Mafia juive”, puisque le procès a été gagné. Les associations judéo-maçonniques (Licra et Ligue des droits de “l’homme”) qui persécutent les patriotes français n’ont osé qu’une seule fois attaquer l’un de mes livres. C’était en 2014 – et très discrètement – contre mon livre Les Milliards d’Israël, en référé. L’ignoble Alain Jakubowicz, qui demandait la “destruction de l’ouvrage” (pas moins !) a perdu ce procès. Ces ordures ne gagnent que sur les petites phrases.

Tu écris : “Ryssen, n’avait-il pas appelé à voter Sarkozy en 2007 car son discours était le plus proche de celui des identitaires ?”

J’ai appelé à voter Sarkozy en 2007 afin que l’on se débarrasse rapidement de cet histrion, qui aurait fasciné les patriotes encore longtemps. C’est chose faite, et l’on s’en réjouit, même si, rétrospectivement, Sarko-J nous a fait beaucoup de mal. Mais je vais te décevoir encore un peu plus : je préfère malgré tout Marine Le Pen à François Fillon, et je souhaite la victoire du Front national ou de ce qu’il en reste aux prochaines élections.

“Ryssen le sait, à la moindre critique même très légère, il se retrouvera censuré par la secte comme l’ont été tous les autres avant lui…”

Je suis sur une ligne nationaliste de défense des petits Blancs depuis une vingtaine d’années, et ça n’a pas l’air de gêner plus que ça les responsables d’Egalité-Réconciliation et de Kontre Kulture.

“Il préfère s’allier à un escroc qu’il exècre pour vendre ses livres, plutôt que de rester libre et d’avoir les coudées franches !”

Je n’ai pas été escroqué jusqu’à présent, mais tu peux être certain que si ça arrive, tu en seras informé. J’exècre les escrocs, et n’ai pas pour habitude de me taire à ce sujet, quel que soit le poids de la personne indélicate à qui j’ai affaire.

Tu écris : “Sauf que, de la même façon qu’il y a toujours des traîtres et des pleutres, il y aura toujours en face d’eux des gens de parole, d’honneur et de fierté. On peut citer à titre d’exemple, l’écrivain Johan Livernette… On peut citer également Joe Lecorbeau…”

En ce qui me concerne, je n’ai jamais fait partie de la “dissidence”, contrairement à toi, Livernette, Joe Lecorbeau, Conversano et ses amis, et tous ceux qui expriment aujourd’hui le plus de haine contre leurs anciens patrons. Note simplement que je n’ai pas changé d’un iota mon discours politique depuis que Kontre Kulture diffuse mes livres ; tu économiseras ainsi du temps pour d’autres réflexions.

Tu écris : “Pourtant, Hervé Ryssen a été le premier, il y a quelques années, à dénoncer la supercherie Alain Soral… Un texte que Ryssen n’assume plus aujourd’hui puisque nous avons appris que cela ne lui a pas trop plu que celui-ci circule à nouveau.”

On est alors début 2011, et effectivement, à cette époque, je dénonçais le discours de Soral dans les mêmes termes que Conversano aujourd’hui, les insultes en moins.

Bien évidemment, je ne retire aucune ligne de ce que j’ai écrit, ni sur Soral, ni sur les juifs, ni sur rien : ce n’est pas le genre de la maison. À ce moment-là, je critiquais Egalité-Réconciliation qui relayait régulièrement la parole de racialistes africains comme Kemi Seba, mais qui me boycottait parce que j’étais un vulgaire raciste blanc. J’ai donc résumé ma pensée dans un texte que j’ai voulu abrasif, et, si je me souviens bien, j’écrivais à la fin que je classais le dossier et que je ne voulais plus entendre parler de Soral.

Deux ans plus tard, alors même que je ne demandais plus rien, Soral, oubliant l’affront, me proposait via Kontre Kulture de diffuser mon premier livre. Tu as ici une démonstration de ce que peut être sa notion de la “réconciliation”. De ton côté, la haine que tu éprouves semble encore intense, et tu m’en vois désolé.

Tu écris : “En bon athée sans socle doctrinal ni fondamentaux moraux, tout est permis. Voilà la cause réelle de la chute d’une nation, d’une civilisation.”

Sache que je ne suis pas athée, et si je n’étais pas quelqu’un de “moral”, je crois que depuis le temps, ça se saurait. C’est même précisément parce que j’ai une notion assez forte de ce qui est moral et de ce qui ne l’est pas que je tiens ma position dans l’affaire qui a agité notre milieu au début du mois. J’ai quelques amis politiques dans le milieu patriote, et j’espère simplement qu’ils sont aussi fiables que moi. Je ne suis pas du genre à changer d’alliés au gré des circonstances. Je travaille sur le long terme, et j’ai tendance à préférer mes amis de longues dates et que je connais bien aux nouveaux qui viennent d’arriver et dont je ne connais pas la valeur ni la capacité de résistance.

Quant à toi, Salim, je n’ai pas de leçons à te donner. Trop de choses nous séparent. Je ne relèverai pas tes insultes, que tu distribues avec une grande libéralité à tous ceux qui n’ont pas l’heur de te plaire. Permets-moi simplement de penser que si tu mettais toute ta force dans un projet positif, tu pourrais sans doute parvenir à faire quelque chose dont tu pourrais être fier. J’accepte même que tu me retournes cette réflexion. La vie est courte, mon ami.

Hervé Ryssen, 29 décembre 2016

Kojak et Columbo : deux séries cultes, et pas très catholiques !

Déjà, dans les années 1970-80, les deux séries-culte Kojak et Columbo répandaient le message cosmopolite.

Présentons ici la brillante analyse marxiste d’Ignacio Ramonet, collaborateur du Monde diplomatique, dans son livre intitulé Propagandes silencieuses :

Kojak est un policier qui surveille les bas quartiers mal fréquentés de Manhattan. Il a affaire, presque toujours, à des individus basanés appartenant à des minorités nationales ou ethniques. Au cours des 116 épisodes de la série, réalisée de 1973 à 1978, toutes les minorités de Manhattan défilent l’une après l’autre, réduites à un ou deux traits dominants, simplificateurs :

« Tsiganes présentés en tenue traditionnelle, vivant de la bonne aventure et prédisant l’avenir au moyen de l’éternelle boule de cristal », « bandes de jeunes Noirs que le scénario décrit comme de braves garçons dans le fond (ils ne sont aucunement politisés), égarés un instant par une simple tête brûlée, elle-même bientôt repentie », « Portoricains jouant inépuisablement au basket-ball dans les squares grillagés », « Italiens qui exercent de petits métiers et demeurent très religieux », « Polonais excessifs », « Juifs nostalgiques », « Chinois énigmatiques », etc. toutes ces communautés qui font le melting-pot américain.

Ces suspects, écrits très lucidement Ignacio Ramonet, « se révélant souvent, en fin de compte, non coupables. »

Le rôle de Kojak est ici très clair : « Tout en protégeant le système, la loi et l’ordre américain, ce policier doit, en douceur, favoriser l’intégration et l’assimilation des minorités… Par ce propos, écrit-il, cette série réaliste, conçue à la fin des années 1960 au moment de l’explosion politique des minorités, renouvelle le mythe de l’Amérique terre d’Asile et pays de la liberté », et annonce « la vogue du multiculturalisme« . L’auteur des scénarios et l’inventeur du personnage de Kojak, Abby Mann [« Abby », pour « Abraham », ndlr] est un écrivain qui appartient lui-même à la gauche américaine et a longuement milité en faveur des droits civiques. Il fut l’ami du leader pacifiste noir Martin Luther King, prix Nobel de la Paix, assassiné le 4 avril 1968, et a réalisé sur la vie et les combats de celui-ci un long métrage de trois heures, « généreux et documenté », King. Il est également l’auteur de The Simon Wiesenthal Story (1989), film sur la vie du célèbre chasseur de nazis », précise Ignacio Ramonet, qui fait preuve, décidément, d’une remarquable lucidité.

Voici maintenant un résumé de ce qu’Ignacio Ramonet écrit sur l’autre série culte de la télévision de cette époque : Columbo, lui, n’enquête que dans les quartiers élégants des banlieues résidentielles de Los Angeles. Son affaire, ce sont les crimes de sang, jamais les hold-up ou les cambriolages. Ses redoutables adversaires appartiennent au meilleur monde, se prennent pour des génies du crime, et possèdent des alibis irréprochables. Face à eux, Columbo fait piètre figure, avec sa vieille gabardine sale et élimée, son costume usé et sa vieille Peugeot 403 cabriolet toute déglinguée. Tout en lui s’oppose à l’allure, à l’élégance et à la prestance de ses interlocuteurs. Et pourtant, c’est bien notre petit lieutenant qui triomphe à chaque épisode, face à la morgue de ce gens riches, beaux, et arrogants. Le succès de cette série viendrait justement de cette identification de la classe moyenne à la cause de l’inspecteur, contre les riches et les puissants qui se croient tout permis. L’ordre établi se trouve ainsi légitimé. Jusque-là, l’analyse d’Ignacio Ramonet est pertinente, d’autant que celui-ci nous éclaire sur les créateurs de cette série dont le premier épisode fut diffusé aux États-Unis en 1968 : William Link et Richard Lewinson.

Ces deux séries télévisées, en effet, n’ont d’autres objectifs que de conforter la société multiculturelle et de culpabiliser l’élite anglo-saxonne, c’est-à-dire de « travailler » les goys blancs à la fois par le haut et par le bas. Il est donc étonnant de voir comment Ignacio Ramonet, un auteur marxiste, parvient à faire entrer cette énorme réalité dans sa petite boîte idéologique : « Ainsi, postés aux deux extrêmes de l’idéologie dominante, écrit-il, les lieutenants de la police américaine Kojak et Columbo, protecteurs de la classe moyenne, surveillent à longueur de série leurs frontières respectives… En amont, côté « gratin », le lieutenant Columbo moralise, stigmatise, démasque et sanctionne la conduite criminelle des milliardaires cosmopolites, des fortunés arrogants, des riches sans patrie et sans vertu. En aval, côté peuple, l’inspecteur Kojak ordonne, surveille, normalise, américanise la montée des minorités ethniques, des groupes et des marges. »

Et voici comment Ignacio Ramonet dénonce finalement ce qu’il croit être le pouvoir bourgeois et les patriotes américains, suppôt du grand capital. En réalité, Columbo ne s’attaque certainement pas aux « milliardaires cosmopolites », mais bien à la haute bourgeoisie blanche anglo-saxonne, et nous rappelons ici qu’entre un millionnaire anglo-saxon ou un châtelain breton, d’un côté, et un milliardaire cosmopolite de l’autre, il y a toute la différence entre une personne qui roule à vélo et une autre qui roule en Rolls Royce.

Le pauvre Ignacio ne voit rien, n’entend rien, ne comprend rien à ce qu’il lui arrive. La grille de lecture marxiste qui tamise sa pensée est d’un modèle « fin de siècle » qui ne lui permet pas de comprendre la réalité du mondialisme.

Il est extrêmement rare qu’un écrivain juif ou un réalisateur juif ne tente pas de faire passer un message dans son essai, dans son roman ou dans son film. Cette inlassable propagande multiculturelle, qui est la marque de fabrication des juifs, est naturellement présente dans presque toutes les séries télévisées.

En France, une série comme Navarro, imaginée par Pierre Grimblat et Tito Topin, interprétée par Roger Hanin, s’est visiblement inspirée de la série américaine Kojak. D’autres, comme Julie Lescaut, Le Commissaire Moulin, Quai n°1 ou Une femme d’honneur ont aussi une intention idéologique et sociologique semblable, et insistent sur les sujets de société : violences urbaines, racisme, chômage, banlieues, magouilles politico-économiques. On pourra citer aussi, PJ, d’Alain Krief, et Plus belle la vie, feuilleton dans lequel Olivier Szulzynger fait l’apologie du métissage (pour les femmes blanches) et de l’homosexualité (pour les hommes blancs).

Hervé Ryssen

Éloge de l’étiopathie

Texte publié en mars 2007.

Maintenant que c’est terminé, je peux tout vous dire. J’ai eu un accident de la circulation, au début du mois de février [2007]. Rien de trop grave, je vous rassure. La chute a été très « calorifique » au cours de la soirée, mais dès le lendemain, tout était rentré dans l’ordre. Il ne restait plus que les meurtrissures et les plaques de sang séché, tout le long de la jambe gauche, ainsi qu’une douleur à la cheville qui m’a fait claudiquer quelques jours : pas de quoi ameuter la terre entière (je me comprends…).


Ce n’est que quelques jours plus tard que j’ai commencé à ressentir une certaine gêne à l’épaule gauche, dans la nuque, et tout le long du bras. Une semaine après l’accident, je décidai d’aller consulter un médecin généraliste. Celui-ci me prescrivit pommade et antalgiques, sans s’imaginer quelle était la nature de l’alien auquel on avait affaire. Mais je n’allais pas tarder à m’en rendre compte : la nuit suivante fut si pénible qu’au petit matin, je me précipitais aux urgences. Les radios n’indiquaient aucune lésion des vertèbres, ce qui était rassurant. On me prescrivit donc, en plus du paracétamol habituel, des relaxants musculaires et des anti-inflammatoires. Je fus amené aussi à porter un très joli collier cervical qui me fit ressembler pendant deux semaines à Erich von Stroheim dans La grande Illusion. Tout était maintenant fin prêt pour le début du calvaire.


Je ne suis pas du genre à me lamenter et à geindre sans raison, mais ceux qui ont déjà eu une névralgie cervicale savent de quoi je parle. Les nuits se révèlent particulièrement propices aux longues séances de torture. La douleur est alors permanente, et tellement aiguë qu’elle vous déforme le visage pendant des heures. C’est ici qu’on s’aperçoit que la résignation du martyr peut vous procurer quelques moments de soulagement.


Je suis retourné trois fois aux urgences par la suite, pour demander des antalgiques toujours plus forts, mais qui se révélèrent tous inefficaces. Quant aux somnifères, ils ne font que retarder d’une demi-heure le moment où vous vous réveillerez au milieu de la nuit. Vous êtes alors trempé de sueur, totalement abruti, et sans espoir aucun de pouvoir vous rendormir. Après deux semaines de ce régime, vous êtes KO ; « full KO », comme dirait l’autre.


Le scanner de l’hôpital a finalement révélé un « pincement » vertébral : vraiment pas grand chose, trois fois rien, une misère qui est supposée se résorber d’elle-même. Si vous continuez à prendre le traitement du docteur Goldstein et à bien porter votre collier cervical, il ne devrait pas y avoir de problèmes. C’est aussi ce que m’a dit un rhumatologue que j’ai consulté quelques jours plus tard. Je sortais de son cabinet avec une nouvelle ordonnance. Quand je la présentais au pharmacien, celui-ci s’étonna de la longueur du traitement au paracétamol : « A moins que ce soit pour faire des stocks ? » Il est vrai qu’en France, les médicaments sont remboursés par la « sécu », et que n’importe qui, manifestement, peut se constituer des « stocks » ─ et même, pourquoi pas, les écouler à l’étranger (je me comprends…).


Une bonne âme m’a finalement conseillé d’aller consulter un « étiopathe ». Ne me demandez pas ce que c’est. Tout ce que je peux vous dire est que cet « étiopathe » m’a soigné en deux temps trois mouvements, c’est le cas de le dire. Quelques manipulations savantes du cou, des bras et du dos, quelques craquements de vertèbres ici et là, et le tour était joué. L’affaire avait pris dix minutes, en tout et pour tout. Il m’a fallu un peu de temps pour réaliser le prodige de l’étiopathe. Quand je suis sorti du cabinet de l’avenue de Ségur, je marchais avec la tête qui tournait comme un radar, pour m’assurer que tout ceci était bien réel. Après quelques pas, je compris alors que j’étais enfin délivré ; tout simplement ! J’ai eu alors toutes les peines du monde à réprimer un sourire jusqu’aux oreilles tellement je me sentais léger. A un moment, même, j’ai cru que j’allais m’envoler !


J’ignore si l’étiopathie est toujours aussi efficace, mais je m’étonne surtout qu’aucun médecin ne m’ait conseillé à ce sujet et orienté correctement. Il est vrai que cette discipline n’est pas reconnue ni remboursée par la « sécu », mais on a tout de même le sentiment que le système établi nous cache quelques chose et semble vouloir maintenir certains privilèges au détriment des malades.


À ce que je comprends, l’étiopathie serait une médecine de « rebouteux » qui aurait ses racines dans les pratiques séculaires de nos ancêtres paysans. C’est donc plutôt rassurant, a priori. Les gens que cela intéresse peuvent se renseigner sur etiopathie.com pour connaître la nature des maux soignés par cette discipline. Je vous laisse aussi à tout hasard les coordonnées de la personne qui m’a délivré du cauchemar cervical : Catherine Jassaud, 67 avenue de Ségur, 75007 Paris. Tél. 01 47 Décédée depuis…


Pour finir, on notera, une fois encore, qu’il paraît sain de s’éloigner du bluff et du mensonge de la modernité cosmopolite pour se rapprocher de la terre ─ qui elle ne ment pas, comme chacun sait.

Hervé RYSSEN

Adrien Arcand – Pensées politiques

Adrien Arcand est né en 1899 à Montréal, et y décédé en 1967. En 1934, il avait fondé au Canada le Parti national social chrétien. C’était en effet un fervent catholique, mais il affichait aussi un racisme décomplexé, ce qui est assez peu fréquent chez les chrétiens, il faut le dire.

Bien que nous soyons en désaccord avec son interprétation chrétienne du judaïsme, il nous paraît important de faire connaître cette “Anthologie” de 2017, parce qu’Adrien Arcand avait de toute évidence compris l’essentiel : la nature du mondialisme, porté par l’eschatologie juive, l’obsession de l’unification du monde, la disparition des frontières, le métissage généralisé, etc. (à cette époque, le délire trans-genre et la promotion de l’homosexualité étaient encore trop risqués pour les producteurs hollywoodiens). Adrien Arcand considérait donc naturellement le “peuple élu” avec une certaine répulsion, qui est d’ailleurs commune à la quasi-totalité des grands penseurs européens depuis Tacite et Cicéron. Écoutez cela :

« Finance Internationale et Internationale Prolétarienne sont plus que des alliées, ce sont des roues d’une même machine: la machine à conquérir le monde sur les ruines des nationalités, des économies nationales, des frontières et des religions. Et toutes deux, dans cette dernière phase du complot, lancent les même cris et font le même zèle pour le gouvernement mondial de tous les peuples, la haute cour de justice mondiale, la police mondiale, les droits de l’homme mondiaux, le standard de vie mondiale, la monnaie mondiale, le moule mondial pour la pensée humaine; et presque partout, on entend les chefs des «libres démocraties» répéter avec autant d’extase que d’ignorance les mots d’ordre de la grande dictature de l’or. » (page 141).

Nous rappelons ici que ni Drumont, à la génération précédente, ni Rebatet, dans les années trente, n’avaient compris ce point essentiel : l’obsession de l’unification du monde. Dans la littérature judéo-sceptique francophone, c’est Mgr Delassus dans la « Conjuration antichrétienne » qui en parle en premier en insistant sur ce point (Cf. notre Histoire de l’antisémitisme).

Sur Hitler :

« Dans l’axe anticommuniste, Hitler fut considéré comme le chef de file parce qu’il avait à sa disposition des moyens plus puissants, une population plus grande et des ressources plus considérables. Cet homme, dont l’ascension phénoménale dans un pays qui n’était pas le sien n’a de parallèle que l’ascension de Napoléon en France, était indiscutablement un mystique et un fanatique. Il fut abstème et chaste jusqu’à ce qu’il lui fut médicalement conseillé de prendre des breuvages légèrement alcoolisés et, vers la cinquantaine, de se trouver une épouse. Il ne fuma jamais. Le grand économiste anglais Artlhur W. Kitson («The Banker’s Conspiracy»), après un stage de quinze jours avec lui à Berchtesgaden, écrivait à un Canadien, entre autres choses: «J’ai vécu quinze jours dans la plus stricte intimité avec Hitler. C’est indiscutablement un génie. Nul besoin d’entrer dans les détails; énumérer les grandes lignes est suffisant avec lui. Il y a une chose ‘que je n’aime pas chez cet homme: trop de madones et de crucifix dans ses appartements privés, ça sent le papisme».

Kurt-Wilhelm Ludecke, un intime du cénacle hitlérien de la première heure, déclarait à Montréal en 1932, avant même que Hitler fût au pouvoir: «J’ai été dans son intimité et j’ai entendu ses confidences. Je peux parler bien à l’aise car je suis incroyant. Hitler a une marotte comme tous les grands hommes. Sa marotte, c’est la Vierge Marie. Il prétend même que c’est e1le qui l’a sauvé lorsqu’il fut blessé dans les tranchées lors de la guerre, qu’il l’a vue, qu’elle lui a dit qu’il avait la mission de sauver l’Europe. Il faut lui pardonner cette faiblesse, car si ce n’était pas celle-là, ce serait peut-être une faiblesse d’un genre plus grave».

En 1936 et 1939, de retour de visites auprès de Hitler, Winston Churchill ne tarissait pas d’éloges sur les prodigieux talents de reconstructeur de Hitler, «sa compétence, son sourire désarmant, sa puissante personnalité, son étrange magnétisme», allant jusqu’à dire: «Si jamais l’Angleterre était vaincue et tombait aussi bas que l’Allemagne est tombée, je souhaiterais que la Providence lui donne un Hitler anglais pour la relever aussi rapidement» («Step by Step» 1939). En septembre et octobre 1936, les journaux anglais reproduisaient des éloges encore plus grands de Lloyd George sur l’«admirable» personnalité de Hitler et l’oeuvre qu’il avait accomplie, ce qui lui valut les foudres des journaux juifs, maçonniques et communistes du Royaume-Uni.

Les Juifs redoutaient la venue de tout gouvernement national fort, en Allemagne plus qu’ailleurs. Dès 1928, le grand chef sioniste V. Jabotinsky écrivait qu’il fallait à tout prix empêcher la venue de tout gouvernement stable et fort en Allemagne, ajoutant que « les Juifs ne peuvent vivre de façon prospère dans un état à esprit national puissant« . Le lendemain même de la déclaration de la guerre, le 4 septembre 1939, les publications juives de presque tous les pays du monde commençaient d’annoncer que c’était « la guerre des Juifs », que les Juifs avaient « été en guerre contre l’Allemagne dès le premier jour de l’accession d’Hitler », que « tous les Juifs du monde étaient ennemis de l’Allemagne. », etc., etc. Il est intéressant, à vingt cinq ans de distance, de lire toutes ces déclarations de foi bellicistes qui, si elles furent communiquées à l’Allemagne, devaient la convaincre que tous les Juifs du monde, même ceux de son territoire, étaient des ennemis déclarés, donc susceptibles d’être traités en prisonniers de guerre et ennemis de l’état. Samuel Untermeyer, de New York, avait été le premier, dès 1933, à annoncer « la guerre sainte » et « le boycott économique mondial » des Juifs contre l’Allemagne. Le N.Y. Times du 7 août 1933 consacra plus d’une page à sa déclaration de guerre, qui fut répétée par divers postes de radio américains.

Sur la scène financière et économique, le monde vit se dérouler une bataille de titans entre le génie occidental et le génie juif. Plus la juiverie accentuait son boycott, plus l’Allemagne imaginait des moyens de le contourner et d’augmenter sa prospérité, tout en remplaçant partout, à travers le monde, ses anciens agents ou correspondants commerciaux juifs par des Gentils. Devant tant de succès, que l’on avait cru impossible, divers pays d’Europe se mirent à imiter l’Allemagne, se rapprocher d’elle économiquement et politiquement: ce qui devenait dangereux pour les pays sous contrôle juif.

C’était dangereux, surtout et par-dessus tout, pour le judéo-communisme antichrétien et anti-occidental qui s’était préparé à sa phase de grande expansion, la deuxième phase de la Révolution Mondiale. Il n’avait plus qu’a parler de guerre armée ou guerre chaude, à préparer les esprits à cette guerre, à rendre cette guerre inévitable. La propagande du temps, surtout dans les grandes publications juives ou sous contrôle juif, le fit avec un art consommé, avec une frénésie qui indiquait une certaine panique devant la menace au messianisme matérialiste déjà si avancé. […]

Depuis quelques années, des auteurs de plus en plus nombreux publient des documents attestant que l’Allemagne voulait éviter la guerre à tout prix, qu’elle avait besoin de la paix pour démontrer au monde ce que son système pouvait produire en fait d’abondance et de prospérité. Dès 1937, Hitler mettait la juiverie mondiale en garde contre le désir d’allumer une deuxième guerre mondiale, ajoutant que si la chose arrivait, il verrait à ce que les Juifs paient leur impôt du sang comme les autres peuples européens. D’ailleurs, avant de mourir, il écrivit dans son testament qu’il avait très clairement prévenu les Juifs que, advenant une nouvelle guerre mondiale provoquée par eux, il ne se gênerait pas de leur appliquer la loi juive du talion, vie pour vie, sang pour sang. Jusqu’à quel point fut-il donné suite à cet avertissement politique ? On ne le saura peut-être jamais. Et quelle justification morale peut-on y apporter, dans une guerre où toutes les lois de l’humanité furent violées de tous côtés, où par exemple en une seule nuit plus de 120,000 femmes et enfants non-juifs furent brûlés au napalm par des centaines d’avions dans une ville-refuge proclamée ville ouverte (Dresde), où les bombes atomiques réclamées par la fameuse lettre d’Albert Einstein devaient anéantir plus de 200,000 civils non-juifs dans un Japon aux armées vaincues et qui avait demandé à la Russie de faire des offres de paix ? La morale talmudique n’est assurément pas suffisante pour régler à sens unique cet épineux problème des atrocités de guerre. » (pages 211-213).

Serviam (320 pages) a été édité par Reconquista Press. Biographie de Rémi Tremblay, avec une préface de M. l’abbé Olivier Rioult et un Essai de Joseph Mérel. Un livre à avoir dans sa bibliothèque !

Un lien pour le commander :
http://www.chire.fr/A-205538-serviam-la-pensee-politique-d-adrien-arcand-anthologie.aspx

Edgar Degas antisémite

C’est en lisant la belle biographie du peintre Pierre-Auguste Renoir, écrite par son propre fils Jean (le cinéaste) que je découvre que le peintre Edgar Degas était hostile à l’influence des juifs sur la société française.

« Comment pouvez-vous continuer à fréquenter ce Juif ? », dit-il un jour à Renoir, en parlant du peintre Pissarro. (qui était « de gauche », page 278 de l’édition de poche, Folio).

Voici ce que l’on peut lire sur internet du tableau ci-dessus : La personne centrale représente un banquier en haut de forme portant toutes les caractéristiques physiques des caricatures antisémites (nez crochu, barbe fournie, teint cireux, malingre, air hautain) et courtisée par deux autres personnes en haut de forme et aux caractéristiques « aryennes » (blond, teint très blanc, bien portant) le premier lui parlant à l’oreille et le second lui offrant son mouchoir en soie. L’impression mise en avant par ce tableau est très clairement que les juifs seraient les vrais « maîtres » de la finance et que les banquier seraient « à leurs pieds ».

Quant au célèbre cinéaste français Jean Renoir, le fils du grand peintre impressionniste, il semblait lui aussi avoir compris certaines vérités sur le “peuple élu”.

C’est Henri Jeanson qui rappelle l’anecdote dans le journal L’AURORE, le 5 Novembre 1968. La scène se passe en 1940, à Lisbonne. Renoir attend le bateau qui le mènera aux USA, pays que le cinéaste a choisi pour son exil. Voici un extrait de l’interview, rapporté par Jeanson.

LE JOURNALISTE : « Alors, M. Renoir, vous quittez l’Europe ? Vous quittez la France ? »

JEAN RENOIR : « Hélas oui… Et ce n’est pas sans regrets. Mais je suis un homme d’humeur, et souvent irréfléchi, et j’ai commis quelques imprudences. Je me suis stupidement compromis avec le Parti Communiste et les gens de gauche. Mais le temps travaille pour moi. Je reviendrai en France. Hitler est un homme à ma main, je suis sûr que nous nous entendrons très bien tous les deux, car nous sommes confrères. J’ai été victime des Juifs qui nous empêchaient de travailler et qui nous exploitaient. Quand je reviendrai, je serai dans une France désenjuivée, où l’homme aura retrouvé sa noblesse et sa raison de vivre. »

Georges Corm : marxiste jusqu’au ridicule

Georges Corm est un historien, économiste et homme politique libanais. Ancien ministre des Finances de la République libanaise (1998–2000), il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire du Proche-Orient, tels que Orient-Occident, la fracture imaginaire (2004), L’Europe et le mythe de l’Occident (2009), Le Proche-Orient éclaté (1956–2012).

L’homme est visiblement proche des milieux marxistes militants. Ses livres sont édités chez Gallimard et les éditions La Découverte (gauche et extrême-gauche), et distribués par les grands réseaux commerciaux capitalistes. Il est aussi relayé par France-Culture, Mediapart, l’Humanité (communiste) ou encore Investigation.net, le site internet du très antisioniste et marxiste belge Michel Collon.

Dans son livre L’Europe et le mythe de l’Occident, nous avons relevé quelques passages qui montrent assez bien pourquoi les “communistes” et les “capitalistes” – que tout oppose en apparence – s’épaulent mutuellement dans leur entreprise d’abrutissement des masses occidentales. Sur l’essentiel, ils sont tous bien d’accord : l’homme occidental, l’Européen, l’homme blanc est coupable, définitivement coupable.

« Le Juif… écrit Georges Corm, a été maltraité, persécuté, marginalisé, massacré, voire exterminé en Europe avec bonne conscience. » (page 39). C’est ici presque mot pour mot une phrase de Viviane Forrester (née Dreyfus), dans son livre dégueulasse intitulé Le Crime occidental (2004).

Et cette culpabilisation récurrente nous traîne péniblement jusqu’à la fin du livre. L’homme blanc est coupable d’avoir persécuté les juifs, mais il est aussi coupable d’antisémitisme pour avoir aidé les sionistes à créer l’État d’Israël en 1948, ce qui aurait placé une fois de plus les pauvres juifs au ban de l’humanité :

« Après avoir fait collectivement des Européens de confession juive le repoussoir du mal de vivre provoqué par la modernité, la culture européenne et américaine en fait aujourd’hui, tout autant, mais de façon inverse, une catégorie à part de l’humanité. » (page 294).

Son analyse de l’antisémitisme européen est somme toute classique. Le juif, écrit-il, est le « bouc émissaire des sentiments de désenchantement et de malaise profond que répand la littérature romantique face à l’industrialisation et à la perte des terroirs. » (page 213).

Quand on lit pareilles inepties, on sait d’avance que l’auteur a été à bonne école. Et effectivement, Georges Corm ne se réfère dans son analyse qu’à des auteurs juifs : la grande, la sublimissime Hannah Arendt, sans qui les Occidentaux ne seraient pas capables de comprendre leur propre histoire ; le grand Léon Poliakov, le génial George Mosse, l’incontournable Julien Benda, le puissant Norman Cohn, etc. Voici encore « un historien américain de renom, Arno Mayer… » Quel con ! Pas étonnant qu’il ne comprenne rien ! Écoutez cela :

« Le Juif devient la victime expiatoire qui doit payer tous les traumatismes sociaux entraînés par la modernité intellectuelle et économique qui désagrège les solidarités anciennes. » (page 226). « A l’heure du développement du capitalisme industriel et financier qui se généralise, mais aussi à l’époque des doctrines socialistes et communistes, il devient plus que jamais la cible de toutes les rancœurs. » (page 229).

Le marxisme, mêlé d’esprit cosmopolite, avec en plus la sauce du pilpoul talmudique, a décidément donné les constructions les plus bizarroïdes de l’aventure intellectuelle de l’humanité. Mais ce qui ne cesse de nous étonner, ce ne sont pas tant les divagations de l’esprit talmudique, capable d’inventer tout et n’importe quoi pour circonvenir le goy, que la capacité du goy blanc à s’extasier devant ces monstruosités intellectuelles.

Au sujet du nazisme, Georges Corm ne se singularise donc pas par rapport au flot continu de littérature nauséabonde que l’on trouve à la Fnac et dans toutes les librairies pour le “grand public”.

George Corm répète ainsi bêtement qu’Adolf Hitler était un malade, un paranoïaque, un fou furieux, etc. Il aurait pu ajouter avec d’autres brillants intellectuels tels que Steven Choukroun, Raphaël Bensoussan et Robert Sapirstein (un pote d’Harvey Weinstein) qu’Hitler était convaincu intérieurement d’être le fils d’un bijoutier juif chez qui sa mère faisait des ménages de temps en temps, et qu’il était aussi horriblement frustré de n’avoir qu’une seule couille. Voilà pourquoi il croyait dur comme fer aux Protocoles des Sages de Sion, auquel il avait rattaché sa minable existence !

Allez Gorges, à toi ! :

« La question juive occupe dans Mein Kampf une place démesurée prouvant l’obsession paranoïaque de Hitler qui croit ferme au contenu divagant du faux antisémite forgé en 1903 par la police secrète tsariste, Les Protocoles des Sages de Sion, pour diriger les colères populaires contre les Juifs. » (page 231).

L’antisémitisme mondial, qui perdure depuis maintenant plus de trente siècle, serait essentiellement dû à un texte de trente pages publié par la police tsariste en 1903… Passons !

Pire encore. Dans sa folie, Hitler croyait que les dirigeants de la Russie bolchevique étaient des juifs !

« Sa phobie du judaïsme l’a même amené, dans son livre, à ne voir dans les idées communistes et socialistes et dans la révolution bolchevique, qu’un nouveau “complot juif” ». (page 161).

Alors qu’en fait, contrairement à ce que prétendent les fous antisémites, Lénine, Trotsky, Kemenev, Zinoviev, Sverdlov, Radek, etc. n’étaient plus juifs du tout, puisqu’ils étaient marxistes et athées (eh hop ! le tour est joué !).

Il est vrai que Gorges Corm, dans sa grande ingénuité, nous confesse à un moment qu’il n’y comprend rien à rien :

« Cette barbarie subite, écrit-il, après des siècles de progrès et de raffinement, ne peut que rester inexplicable et mystérieuse. » (page 154).

« Comment les descendants de Bach, Haydn, Mozart ou Goethe ont-ils pu produire un Hitler ? Comment ceux de Rameau, Lully, Racine, Descartes ont-ils pu installer le régime pro-nazi de Vichy ? Toutes les analyses savantes sur la nature du nazisme ne nous l’ont pas vraiment appris. » (page 164).

Alors, je vais te dire un truc, Georges : quand on ne maîtrise pas un sujet, quand on ne comprend pas, manifestement, de quoi il retourne, par manque de culture ou par limite intellectuelle, on évite d’en faire un livre !

Que Michel Collon et son équipe de militants marxistes puisse relayer un aussi piètre intellectuel ne plaide décidément pas en sa faveur.

Un jour, les gars, vous sortirez peut-être de votre nuit. Mais rien n’est moins sûr !

Hervé Ryssen

George Orwell antisémite

George Orwell est l’auteur du fameux roman “1984”, publié juste avant sa mort, en 1950. Orwell (c’est un nom de plume ; son vrai nom est Eric Blair), qui s’était engagé du côté trotskiste pendant la guerre d’Espagne, règle ses comptes avec les communistes staliniens en dénonçant une société totalitaire, dans laquelle même l’opposition est entièrement contrôlée par le régime. L’insaisissable “Goldstein”, le chef de la résistance, s’avère à la fin du livre n’être en effet qu’un collaborateur de “Big Brother” (le régime stalinien). George Orwell y dénonce donc la Russie soviétique (l’URSS), qui n’a pas hésité à écraser les trotskistes, dénoncés comme “fascistes”, mais paraît avoir compris toute l’imposture de l’idéologie communiste en général, en présentant la dissidence trotskiste comme un leurre, destiné à tromper les opposants au système. Le nom de “Goldstein” a évidemment été choisi en référence à Trotski, un juif – comme de nombreux dirigeants bolcheviks – dont le vrai nom était Bronstein

Après avoir consacré la majeure partie de sa vie à la lutte contre le “capitalisme” et aux idées “de gauche”, George Orwell avait donc redécouvert certaines évidences qu’il avait perçues lorsqu’il était plus jeune, et qui avaient été étouffées par cette inlassable propagande cosmopolite en faveur de la disparition des frontières et de l’unification du monde, qui sont la marque à la fois de l’idéologie libérale et de l’idéologie communiste.

À trente ans, en 1933, il avait fait paraître son premier livre, Dans la dèche à Paris et à Londres (titre original : Down and out in Paris and London), qui relate son expérience de travailleur précaire ainsi que le sort misérable des chômeurs et des vagabonds dans ces deux capitales européennes à la fin des années 1920. Il relatait alors ce qu’il voyait de ses propres yeux. Il est ici à Paris. Il a 25 ans, et il est “dans la dèche”. Nous avons tronçonné le texte du livre et vous présentons ici les passages les plus abrasifs.

Merci à Georges, l’ancien libraire de la librairie nationale, rue de la Sourdière, de nous avoir fait découvrir ce texte.

Hervé RYSSEN.

Les quarante-sept francs qui me restaient s’épuisèrent très vite et je dus me débrouiller de mon mieux avec les trente-six francs hebdomadaires de mes leçons d’anglais. N’ayant pas appris à compter, je dépensais à tort et à travers et il m’est plus d’une fois arrivé de rester tout un jour sans manger. Quand cela se produisait, je vendais quelques effets personnels, que je sortais discrètement de l’hôtel, enveloppés dans des petits paquets, et que je portais à un fripier de la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. L’homme était un Juif aux cheveux roux, un homme extraordinairement désagréable, qui entrait parfois dans de violentes colères à la seule vue d’un client, comme si celui-ci l’insultait en pénétrant dans son échoppe. « Merde ! s’écriait-il. Encore vous ? Vous me prenez pour qui ? Pour le fourneau économique ? » Et il offrait des prix dérisoires. Pour un chapeau que j’avais payé vingt-cinq shillings et à peine porté, il m’accorda cinq francs. Pour une bonne paire de chaussures, cinq francs encore. Pour des chemises, un franc la pièce. Il préférait échanger qu’acheter et avait mis au point un truc qui consistait à vous fourrer entre les mains un quelconque article sans valeur et à faire ensuite comme si vous aviez accepté l’objet en paiement. Je l’ai vu un jour prendre un très bon pardessus à une vieille femme, lui coller dans la main deux boules de billard et la pousser vivement vers la porte sans lui laisser le temps de protester. C’eût été un véritable plaisir que d’aplatir le nez de ce Juif – pour quelqu’un, en tout cas, qui se fût trouvé en situation de le faire

Ces trois semaines furent pénibles et sordides, mais le pire était encore devant moi, car le moment approchait où il me faudrait à nouveau payer l’hôtel. Pourtant, j’étais loin d’être aussi malheureux que je l’aurais cru. Car, lorsque vous vous trouvez au seuil de la misère, vous faites une découverte qui éclipse presque toutes les autres. Vous avez découvert l’ennui, les petites complications mesquines, les affres de la faim, mais vous avez en même temps fait cette découverte capitale : savoir que la misère a la vertu de rejeter le futur dans le néant. On peut même soutenir, jusqu’à un certain point, que moins on a d’argent, moins on se tracasse pour cela. Quand il vous reste cent francs en poche, vous imaginez les pires ennuis. Si vous avez trois francs, cela ne vous fait ni chaud ni froid. Car avec trois francs, vous avez de quoi manger jusqu’au lendemain : vous ne voyez pas plus loin. Vous êtes ennuyé, mais vous n’avez aucune peur. Vous vous dites vaguement : « Dans un jour ou deux je n’aurai plus rien à me mettre sous la dent – embêtant ça. » Puis vous pensez à autre chose. Le régime du pain sec et de la margarine sécrète, en un sens, son propre analgésique. Il est un autre sentiment qui aide grandement à supporter la misère. Tous ceux qui sont passés par là doivent sans doute l’avoir connu. C’est un sentiment de soulagement, presque de volupté, à l’idée qu’on a enfin touché le fond. Vous avez maintes et maintes fois pensé à ce que vous feriez en pareil cas : eh bien ça y est, vous y êtes, en pleine mouscaille – et vous n’en mourez pas. Cette simple constatation vous ôte un grand poids de la poitrine.  

À présent, il me fallait absolument trouver du travail. Je me souvins d’un ami que j’avais, un garçon d’hôtel russe du nom de Boris, qui pouvait peut-être me venir en aide. J’avais fait sa connaissance dans la salle commune d’un hôpital où il était en traitement pour une arthrite de la jambe gauche. Il m’avait dit de venir le trouver si jamais je me trouvais en difficulté. Je dois dire quelques mots de Boris, car ce curieux personnage fut longtemps pour moi un ami très sûr. C’était un grand gaillard d’environ trente-cinq ans, à l’allure encore martiale. Il avait jadis porté beau, mais les séjours prolongés au lit nécessités par son état l’avaient fait énormément grossir. Comme beaucoup de réfugiés russes, il avait connu une vie assez mouvementée. Ses parents, tués lors de la révolution, avaient eu de la fortune et Boris avait servi pendant la guerre dans le 2e régiment de tirailleurs sibériens, qui était, d’après lui, la meilleure unité de l’armée russe. … Il avait épuisé son argent, mis au clou tout ce qu’il possédait et était resté plusieurs jours durant sans manger. Il avait dormi une semaine sous le pont d’Austerlitz, entre des barriques de vin vides. Depuis quinze jours il partageait cette chambre avec un Juif qui travaillait comme mécanicien. Au terme d’explications passablement embrouillées, je compris que le Juif devait trois cents francs à Boris et qu’il le remboursait en le laissant dormir par terre la nuit et en lui allouant deux francs par jour pour sa nourriture. Deux francs, c’était de quoi acheter un bol de café et trois petits pains. Le Juif partait au travail à sept heures du matin et Boris pouvait alors quitter sa place de la nuit (juste au-dessous du vasistas, qui laissait passer la pluie) et prendre possession du lit. Ce n’était pas non plus l’endroit rêvé pour trouver le sommeil, à cause des punaises, mais au moins pouvait-il reposer son dos. mais au moins pouvait-il reposer son dos.

[…] Certains jours, Boris paraissait avoir touché le fond. Il restait avachi dans son lit, refoulant les sanglots qui lui montaient à la gorge pour vouer aux cent mille diables le Juif dont il partageait la chambre. Depuis quelque temps, ce Juif se faisait prier pour verser les deux francs quotidiens et, pire, affichait un air protecteur de plus en plus intolérable. À en croire Boris, un Anglais comme moi ne pouvait pas concevoir le supplice que cela représentait pour un Russe de bonne famille de se trouver à la merci d’un Juif. « Un Juif, mon ami, un véritable Juif ! Et qui n’a même pas la pudeur de se voiler la face ! Quand je pense que moi, ancien capitaine du tsar… T’ai-je dit, mon ami, que j’étais capitaine au 2e tirailleurs sibériens ? Oui, capitaine, et mon père était colonel. Et voilà où j’en suis, à manger le pain d’un Juif-Un Juif… Je vais te dire comment sont les Juifs. Un jour – c’était dans les premiers mois de la guerre, nous étions en campagne – nous nous arrêtons dans un village pour y passer la nuit. Un Juif horrible, un vieux Juif avec une barbe rousse de Judas Iscariote arrive à se faufiler jusqu’à mon cantonnement. Je lui demande ce qu’il veut. 

Excellence, me dit-il, je vous ai amené une jeune fille, une très belle jeune fille, pas plus de dix-sept ans. 

— Merci, je lui réponds, je n’ai pas envie d’attraper des maladies. 

— Des maladies ! s’écrie le Juif. Mais monsieur le capitaine, vous n’avez aucune crainte à avoir, c’est ma propre fille ! [Cf. notre chapitre sur « traite des Blanches » in La Mafia juive].

Voilà le caractère juif. T’ai-je déjà dit, mon ami, que dans l’armée du tsar il était très mal vu de cracher sur un Juif ? Car l’on considérait que la salive d’un officier russe était chose trop précieuse pour être gaspillée sur cette race… », etc. 

Quand il était dans cette humeur-là, Boris se déclarait trop malade pour sortir chercher du travail. Il restait jusqu’au soir dans ses draps grisâtres, envahis par la  vermine, à fumer et à lire de vieux journaux. Parfois nous jouions aux échecs. Faute d’échiquier, nous marquions les coups sur une feuille de papier. Par la suite, nous en vînmes à fabriquer un plateau avec un côté de caisse, et des pions et des figures à l’aide de vieux boutons, pièces de monnaie belges, etc. Comme beaucoup de Russes, Boris avait la passion des échecs. Il répétait à satiété que les règles du jeu d’échecs sont les mêmes que celles qui régissent l’amour et la guerre, et que si l’on est capable de gagner dans le premier cas on gagnera aussi dans les autres. Mais il disait aussi que, face à un échiquier, on ne se sent jamais le ventre creux – ce qui était peut-être vrai pour lui mais pas pour moi. 

[…] L’argent filait inexorablement – huit francs, quatre francs, un franc, vingt-cinq centimes. Et tout ce qu’on peut acheter avec vingt-cinq centimes, c’est un journal. Nous vécûmes plusieurs jours au régime du pain sec, puis je passai deux jours et demi sans manger. Ce n’est pas drôle. Il y a des gens qui font des cures de jeûne de trois semaines et plus, et qui vous assurent qu’à partir du quatrième jour la sensation est positivement délicieuse. Je n’en sais rien, n’étant jamais allé au-delà du troisième jour. Il faut croire que l’on voit la chose différemment quand on se plie de propos délibéré à cette discipline après avoir largement mangé à sa faim avant. 

[…] La faim réduit un être à un état où il n’a plus de cerveau, plus de colonne vertébrale. L’impression de sortir d’une grippe carabinée, de s’être mué en méduse flasque, avec de l’eau tiède qui circule dans les veines au lieu de sang. L’inertie, l’inertie absolue, voilà le principal souvenir que je garde de la faim. Ça et le fait de cracher très souvent, des crachats à la bizarre consistance floconneuse, évoquant l’écume des larves de cicadelle. J’ignore la raison de ce phénomène, mais tous ceux qui sont restés plusieurs jours sans manger l’ont observé. Le matin du troisième jour, je me sentis tout d’un coup beaucoup mieux, et saisi d’une violente envie d’action. Je n’avais qu’une chose à faire : aller trouver Boris et lui demander de partager ses deux francs, le temps d’un jour ou deux. Quand je me présentai chez lui, Boris était au lit, en proie à une rage folle. Dès qu’il me vit, il s’écria, hoquetant de fureur : « Il me les a repris, ce voleur ! Ce sale voleur ! Repris, tous repris ! 

— Repris quoi ? Qui ? demandai-je. 

— Ce youpin ! Ce sale Juif, ce voleur ! Il m’a volé mes deux francs pendant que je dormais ! » 

Je finis par comprendre que la veille au soir, le Juif avait déclaré tout de go à Boris qu’il ne lui verserait plus ses deux francs quotidiens. D’où une laborieuse palabre au terme de laquelle le Juif était revenu sur sa décision mais, à en croire Boris, de la plus ignominieuse façon, en lui faisant bien sentir que tout n’était là qu’un effet de sa bonté d’âme, à lui, le Juif. Et puis le matin, profitant du sommeil de Boris, il avait repris les deux francs. C’était un rude choc. J’étais atrocement déçu, d’autant que j’avais préparé mon estomac à l’idée qu’il allait recevoir de la nourriture – chose à ne jamais faire quand on est affamé. Je constatai toutefois, non sans étonnement, que Boris était loin de céder au désespoir. Il s’assit sur le lit, alluma une pipe et s’attacha à tirer les leçons de la situation. 

[…] C’est ce jour-là que Charlie me parla de la mort de Roucolle, le vieil avare qui avait naguère vécu dans le quartier. Sans doute Charlie fabulait-il, comme d’habitude, mais l’histoire mérite d’être rapportée. Roucolle était mort, à l’âge de soixante-quatorze ans, un ou deux ans avant mon arrivée à Paris, mais on continuait à parler de lui dans le quartier à l’époque où j’habitais à l’hôtel des Trois Moineaux. Il ne se haussa jamais au niveau d’un Daniel Dancer, ou d’un type comparable, mais ce n’en était pas moins un personnage assez captivant. Il allait chaque matin ramasser des légumes avariés aux Halles, se nourrissait de mou pour les chats, s’enveloppait de vieux journaux en guise de sous-vêtements, utilisait les boiseries de la chambre qu’il occupait comme bois à brûler et portait un pantalon qu’il s’était taillé dans un vieux sac – tout cela bien qu’il eût un demi-million de placé. J’aurais bien aimé le rencontrer. Comme beaucoup d’avares, Roucolle finit par tout perdre en investissant son capital dans une entreprise insensée.  

Un jour, un Juif fit son apparition dans le quartier, un jeune homme plein d’allant et, semblait-il, très dégourdi en affaires, qui avait mis au point un système mirifique pour passer en Angleterre de la cocaïne de contrebande. [Cf. notre chapitre sur le trafic international de drogues in La Mafia juive]. Il est, bien sûr, assez facile d’acheter de la cocaïne à Paris, et ce genre de commerce ne présenterait pas de difficulté particulière s’il ne se trouvait toujours un mouchard pour vendre la mèche aux douanes ou à la police. D’ailleurs, si l’on en croit la rumeur, ce mouchard est bien souvent celui-là même qui vous a vendu la cocaïne, car ce trafic est entièrement aux mains d’un puissant consortium qui n’aime guère la concurrence. Le Juif avait toutefois juré que l’affaire ne comportait aucun risque. Il connaissait un moyen de faire venir de la cocaïne directement de Vienne, sans passer par les filières habituelles, et il n’y aurait pas de chantage à redouter. Il était entré en relation avec Roucolle par l’intermédiaire d’un jeune Polonais, étudiant en Sorbonne, qui était disposé à investir quatre mille francs dans l’entreprise si Roucolle en apportait de son côté six mille. Avec la somme ainsi réunie, on pouvait acheter dix livres de cocaïne qui vaudraient une petite fortune en Angleterre. Le Polonais et le Juif durent batailler ferme pour arracher l’argent des griffes du vieil avare. Six mille francs, ce n’était pas une très grosse somme pour Roucolle, qui en avait bien davantage dissimulé dans son matelas, mais c’était mettre le vieillard au supplice que de lui demander de se séparer d’un simple liard. Plusieurs semaines durant, les deux compères ne ménagèrent pas leurs efforts, usant tour à tour de la persuasion, de l’intimidation, de la flatterie, de l’appel au bon sens, implorant à genoux le vieillard pour le décider à sortir son argent. Roucolle ne savait plus à quel saint se vouer, partagé qu’il était entre la peur et la cupidité. Tout son être frémissait à l’idée de réaliser un bénéfice atteignant peut-être cinquante mille francs, mais il ne pouvait se résoudre à avancer la somme demandée. On le voyait assis dans un coin, la tête entre les mains, marmonnant des paroles indistinctes entrecoupées de cris d’agonie, puis soudain s’agenouillant – il était très pieux – pour supplier le ciel de lui venir en aide. Mais rien n’y faisait : c’était plus fort que lui. Enfin, plus par lassitude que pour toute autre raison, il rendit les armes : il éventra le matelas où il cachait son magot et remit six mille francs au Juif. Ce dernier livra la cocaïne le jour même et disparut aussitôt. Mais à ce moment-là – et ce n’était guère surprenant après toutes les simagrées auxquelles s’était livré Roucolle – tout le quartier était au courant de l’affaire. Le lendemain matin, la police se présentait à l’hôtel pour perquisitionner. Roucolle et le Polonais étaient dans leurs petits souliers. Les agents avaient commencé à fouiller systématiquement chaque chambre, en commençant par les étages du bas, et le gros paquet de cocaïne était là, bien en évidence, sur la table : pas moyen de le dissimuler, et pas moyen non plus de filer par l’escalier, étant donné que des agents étaient postés à l’entrée de l’hôtel. Le Polonais était d’avis de jeter la drogue par la fenêtre, mais Roucolle ne voulait pas entendre parler de cette solution. Charlie m’assura avoir été témoin de toute la scène : à l’en croire, quand on avait tenté de lui prendre le paquet, Roucolle l’avait agrippé et serré de toutes ses forces sur sa poitrine, en se débattant comme un forcené malgré ses soixante-quatorze ans. Il était vert de frousse mais préférait risquer la prison plutôt que de perdre son argent. Enfin, alors que la police fouillait l’étage d’en-dessous, quelqu’un eut une idée. Un des voisins de palier de Roucolle avait chez lui une douzaine de boîtes de poudre de riz qu’il vendait à la commission. L’idée consistait à substituer la drogue au contenu des boîtes. On se dépêcha de jeter la poudre par la fenêtre et de remplir les boîtes de cocaïne, puis on les disposa bien en évidence sur la table de Roucolle, comme autant d’objets parfaitement innocents. Quelques minutes plus tard, les agents frappaient à la porte. Ils sondèrent les murs, inspectèrent la cheminée, vidèrent les tiroirs et examinèrent les lattes du plancher, sans rien trouver. Puis, au moment où ils  s’apprêtaient à s’en aller, l’inspecteur avisa les boîtes posées sur la table. « Tiens, fit-il, voyons un peu ces boîtes. Je ne les avais pas remarquées. Qu’y a-t-il là-dedans, hein ? — De la poudre de riz », répondit le Polonais de son ton le plus indifférent. Mais au même instant, Roucolle poussa un sourd grognement d’angoisse qui éveilla aussitôt les soupçons des enquêteurs. Ils ouvrirent une des boîtes et la vidèrent de son contenu. L’ayant reniflé, l’inspecteur déclara que, selon lui, c’était de la cocaïne. Roucolle et le Polonais jurèrent par tous les saints du paradis que ce n’était que de la banale poudre de riz. Mais en vain : le mal était fait et toutes leurs dénégations ne firent que renforcer les soupçons des policiers. Ils furent arrêtés et conduits au poste, suivis par une bonne moitié du quartier. Au poste, le commissaire interrogea Roucolle et le Polonais tandis qu’on envoyait à l’analyse une boîte de cocaïne. Selon Charlie, Roucolle s’était alors livré à un numéro défiant toute description. Il pleurait, suppliait, faisait des déclarations contradictoires, accusait le Polonais – tout cela à la fois, et avec une telle véhémence qu’on pouvait l’entendre du bout de la rue. Les agents se tenaient le ventre. Au bout d’une heure, l’agent qui avait porté la boîte au laboratoire revint, avec une note du chimiste. Il était hilare. « Ce n’est pas de la cocaïne, monsieur le commissaire, dit-il. — Comment, pas de la cocaïne ! s’écria le commissaire.  Mais alors, qu’est-ce que c’est ? — C’est de la poudre de riz. » 

Roucolle et le Polonais furent aussitôt remis en liberté, lavés de tout soupçon mais bouillant intérieurement. Le Juif s’était bien moqué d’eux ! Par la suite, quand l’émotion se fut apaisée, on découvrit qu’il avait fait deux autres victimes dans le quartier, en recourant au même procédé. Le Polonais fit une croix sur ses quatre mille francs et jugea qu’il s’en tirait finalement à bon compte. Mais quelque chose s’était cassé chez ce pauvre vieux Roucolle. Il prit le lit et, pendant toute la journée et la moitié de la nuit, on put l’entendre s’agiter, marmonner et, par moment, clamer à tue-tête : « Six mille francs ! Nom de Dieu ! Six mille francs ! » Trois jours après, il eut une sorte d’attaque et il mourut dans la quinzaine qui suivit – le cœur brisé, selon Charlie.