Stéphane Hessel et les doigts de l’homme

Stéphane Hessel, décédé en février 2013, était l’auteur d’un petit livre titré Indignez-vous, qui a “cartonné” en librairie; mais il vrai qu’il s’agissait d’un texte de trente pages, vendu trois euros.

93 ans, et toutes griffes dehors

Dans les années 90, cet ancien ambassadeur de France avait été nommé médiateur pour les “sans papiers”. À 93 ans, il avait toujours la mâchoire qui tremblait d’indignation quand il pensait à la terrible situation des Roms et des clandestins à expulser, ainsi qu’à celle des immigrés qui ont le courage de rester en France et qui doivent vivre dans cet enfer. On savait déjà que les Français étaient des salauds, mais à ce point-là, ça dépasse l’entendement.

Dans son petit opuscule, Stéphane Hessel traite du démantèlement de la sécurité sociale, de la remise en cause des retraites, de la paupérisation, de l’écart grandissant entre les riches et les pauvres… « Le pouvoir de l’argent, tellement combattu par la Résistance, n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’État… L’actuelle dictature internationale des marchés financiers menace la paix et la démocratie. » Il y a vraiment de quoi être écœuré ! Et quand on pense à l’état dans lequel est la planète, la pollution, la couche d’ozone, la mer qui monte, les avalanches, les omégas 3 qui envahissent tout… ça fout vraiment la haine ! 

Stéphane Hessel, qui est un ancien résistant, fait le constat de tous ces maux qui nous accablent et invite la jeunesse à suivre l’exemple des grands anciens : « Nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l’héritage de la Résistance et de ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! »… Euh… On va rester courtois avec ce vieux c… et faire une réponse louis-quatorzienne : « Nous verrons » !

Les droits de “l’homme”

Stéphane Hessel, né à Berlin en 1917, est arrivé en France à l’âge de sept ans. Sa mère, Helen Grund, était la fille d’un banquier prussien. Son père, Franz, était écrivain et traducteur, membre d’une famille de la grande bourgeoisie juive polonaise qui avait fait fortune dans le commerce des grains. Comme le théoricien marxiste George Lukacs et quelques autres, c’est donc un fils de bourgeois pétri de judaïsme et plein aux as qui vient nous prêcher le partage, l’ouverture des frontières et la tolérance… au nom des droits de “l’homme”, bien entendu. Et il faut voir la tête de “l’homme”.

Contrairement à ce que beaucoup affirment, Stéphane Hessel n’a pas  été corédacteur de la Déclaration universelle des droits del’homme en 1948. Il rédigea, en revanche, juste après la guerre, “un ensemble de principes et de valeurs sur lesquels reposerait la démocratie moderne de notre pays”.

Le père de la Déclaration universelle des “droits de l’homme” de 1948 est en fait un certain René Cassin, qui était le président de l’Alliance israélite universelle. Et l’idéologie des droits de l’homme, comme le disait si bien René Cassin, n’est que la « laïcisation des principes du judaïsme ». (Cf. Le Miroir du judaïsme, page 125 et suivantes). C’est, en quelque sorte, un moyen de vous faire taire, au nom de la tolérance et de “l’amitié entre les peuples”.

Les raisons du succès

On dit que Stéphane Hessel a été torturé puis déporté à Buchenwald. C’est possible, après tout, bien que les cas d’impostures soient tellement nombreux en la matière que la tendance naturelle est maintenant de mettre systématiquement en doute ce genre de témoignages venant de ce genre d’individus. Il faut croire que les nazis étaient de méchants gamins qui torturaient la bête qu’ils venaient d’attraper, et puis la relâchaient, comme ça, pour le plaisir. « J’ai été indigné par le nazisme », écrit Stéphane Hessel. En ce qui nous concerne, il faut le dire, c’est surtout le judaïsme qui nous indigne, dans sa forme bolchevique, tout autant que dans sa forme démocratique et publicitaire.

Et pourtant, Stéphane Hessel n’est guère apprécié de nombre de piliers du système médiatique. Il faut dire qu’il s’est mis à dos tous les partisans enfiévrés du grand Israël. « Aujourd’hui, écrit-il, ma principale indignation concerne la Palestine, la bande de Gaza, la Cisjordanie ». Suivent deux pages en défense du peuple palestinien. Voilà de quoi remplir d’aise nombre d’associations immigrés, tiers-mondistes et immigrophiles, mais aussi tous les antisionistes – de l’extrême-gauche à une certaine extrême-droite “flashy” – qui luttent pour que peuple palestinien puisse vivre dignement, tout en se fichant pas mal de la survie de la race blanche et du peuple français. En l’occurrence, nous pensons pouvoir mettre tout le monde d’accord : que Stéphane Hessel aille prêcher la bonne parole en Palestine, et que les juifs et les Arabes se débrouillent comme ils l’entendent, de l’autre côté de la Méditerranée, en emmenant avec eux leurs partisans et leurs coupe-jarrets. Tout le monde dehors ! Raus !

Le gouvernement mondial résoudra tous vos problèmes

Stéphane Hessel, qui se prétend, comme tous les gens de son espèce, “plus français que les Français”, est en réalité un cosmopolite du type le plus achevé. Il suffit d’ouvrir son livre de 2008 au titre évocateur, Citoyen sans Frontières. Dans les dernières pages, il écrit : « Il nous semble nécessaire  d’œuvrer aujourd’hui [pour] l’émergence d’une citoyenneté et, à terme, d’une démocratie mon­diales, seules à même de donner aux régulations écologiques, sani­taires, sociales et économiques, devenues indispensables, un socle de légitimité démocratique. »

Sur ce point fondamental, il est bien d’accord avec Ni­co­las Sarkozy qui, le 25 septembre 2007, avait relancé l’idée d’un nouvel ordre mondial dans son discours à la tribune de l’As­­semblée générale des Nations Unies : « Au nom de la France, j’appelle tous les États à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du XXIe siècle, sur cette idée forte que les biens communs de l’humanité doivent être placés sous la responsabilité de l’humanité tout entière. »

Jacques Attali, le conseiller du prince, le répète à qui veut l’entendre et sur toutes les ondes : il faut un gouvernement mondial ! Dans son Dictionnaire du XXIe siècle, en 1998, il parlait déjà d’une « urgente nécessité d’un gouvernement mondial. » Dans son livre de 2003 intitulé L’Homme nomade, il prophétisait ce que sera le monde de demain, dans une vision très personnelle : « Après bien des désordres, écrit-il, voire d’épouvantables désastres, la planète deviendra une entité unique, sans frontières. » Dans ce Nouvel Ordre mondial régnera une « hyper­classe », qui sera composée… comment dire… disons qu’il n’y aura pas que des juifs ! Ce sera ouvert aux goys, enfin… à certains goys.

C’est une idée que le sociologue “indigné” Edgar Morin (de son vrai nom, Nahum) répète inlassablement depuis trente ans dans tous ses livres. Dans Terre-Patrie, en 1993, il écrit par exemple : il nous faut « envisager la citoyenneté planétaire, qui donnerait et garantirait à tous des droits terriens. » Cette idée s’insinue partout, où que vous vous trouviez. Dans le journal TGVMagazine de juillet-août 2009, par exemple, Edgar Morin vous accompagne et vous susurre à l’oreille, pendant que défile le paysage : « Pourtenter de résoudre les problèmes de l’humanité qui sont des problèmes planétaires… il faudrait créer une gouvernance planétaire. »

Bernard-Henri Lévy fait naturellement partie de la tribu. Dans son livre Récidives (Grasset, 2004), il encense la construction européenne, qui ne doit pas, selon lui, être « une nation de plus », mais « un dispositif de nature à travailler, fracturer, pulvériser et, fina­lement, nécroser, les identités et les fixations nationales. » Il tient un discours explicite qui reflète bien cette volonté cosmopolite de détruire les nations : « La machine européenne, écrit-il… est venue s’inscrire contre ces nationalismes mystiques et a commencé à les renvoyer au musée des horreurs historiques. Avec la mort de ces nationalismes messianiques, les Juifs perdent le plus redoutable de leurs adversaires. »

Dans son livre L’Humanité perdue (1996), le philosophe Alain Finkielkraut encourage lui aussi l’instauration de  « sociétés pluri­ethniques » et fait l’apologie du déracinement des goys, à qui il faut sortir de la tête les notions de famille et de patrie : « Le Mal, écrit-il vient au monde par les patries et par les patronymes. Le Mal, c’est la dictature exercée sur les prénoms par les noms de famille. » Dans un autre livre, Le Mécontemporain, il écrit  de « l’homme post-moderne » : Il « cesse de pourchasser les traces du passé en lui-même comme dans les autres. » Son titre de gloire, « c’est d’être cosmopolite, et de partir en guerre contre l’esprit de clocher. »

Pascal Bruckner ne dit pas autre chose. En 1990, dans La Mélancolie démocratique, il explique, dès les premières pages de son livre, qu’il attend « l’unification du globe » et la « paix universelle » qui seront une « glorieuse étape » de l’histoire de l’humanité. Le romancier Romain Gary faisait lui aussi l’apologie du gouvernement mondial. Dans L’Homme à la colombe (1958), le héros Johnny plaide pour un « gouvernement mondial ».

Bruno Bettelheim, le mythomane

Bruno Bettelheim était le Pape de la psychanalyse des enfants. Le célèbre pédo-psychiatre de renommée mondiale avait régné pendant une trentaine d’années sur l’école orthogénique de Chicago. Il travailla notamment sur l’autisme infantile et rappelait toujours que 80 % de ses pensionnaires quittaient l’école orthogénique sans problèmes particuliers. Bruno Bettelheim s’était créé une méthode thérapeutique. Il déclarait avoir traité “des centaines de schizophrènes”. Pourtant, écrit Jacques Bénesteau dans son livre paru en 2002 intitulé  Mensonges freudiens, “il n’eut qu’une minorité de schizophrènes parmi les 220 malades de cette institution”. Quoi qu’il en soit, la communauté médiatique internationale fit de lui une star qui suscitait l’admiration des foules.

Jacques Bénesteau rappelle aussi que les méthodes thérapeutiques du “grand homme” étaient contestées. Pour Bettelheim, les enfants étaient normaux mais “rendus autistiques par un défaut d’amour dont les parents, et notamment la mère, étaient responsables. Il n’hésitait pas “à assimiler aimablement la condition de ces enfants à celle des prisonniers des camps de concentration. Et les parents étaient rapprochés des gardiens nazis, car le désir destructeur est le même dans les deux cas. Ce n’était pas une bactérie, ce n’était pas un virus, mais la mère “mortifère” qui était [selon lui] la source de cette destruction mentale. Il conviendra donc de séparer les autistes de leurs redoutables mère pathogènes (c’était l’opération de la “parentectomie” !)”.

Le Washington Post, 26 août 1990 rapporta de nombreux témoignages d’anciens patients et de membres de son personnel. Ceux-ci faisaient état de brutalités et de mauvais traitements : Il était “un vrai salaud, un des pires individus que la psychanalyse ait jamais produit”, déclarait par exemple le psychanalyste Kenneth Colby.

Dans Newsweek du 10 septembre 1990, Darnton le qualifiait effectivement de “Beno Brutalheim”. Il deviendra “Borrowheim” (l’emprunteur) sous la plume d’Alan Dundes (Newsweek, 18 février 1991). Ce dernier rapporta ce qu’on savait depuis 1978, à savoir que le fameux livre de Bettelheim, Psychanalyse des comtes de fées, paru en 1976, était un plagiat éhonté et indiscutable d’un livre de Julius Heuscher. Le livre reçut évidemment de nombreux prix littéraires.

“Il était un tyran, écrit Jacques Bénesteau, mais aussi, comme vont le révéler les enquêtes biographiques de Paul Roazen en 1992 et de Richard Pollak en 1997, un mythomane et un mystificateur, une sorte de Baron de Münchausen, une “invention flamboyante de soi-même”. D’abord, il se fabriqua un rôle de Juif résistant”. Il déclenchera une violente polémique quand il se permettra de donner des leçons de courage à ses congénères présumés passifs pendant la guerre, et les accusera d’avoir été complices de leurs bourreaux.

“Il aurait été capturé lors d’une tentative d’évasion, dans un avion moteurs en marche, aurait été torturé pendant trois jours, écrit Bénesteau. En réalité, il n’avait pas été impliqué dans la résistance, ni été directement concerné par les événements, n’avait pas quitté le territoire autrichien, et était davantage occupé à décrocher un diplôme indispensable à une carrière académique à laquelle il songeait depuis 1926.”

“Outre ses affabulations sur ses conditions de détention, il prétendra aussi devoir sa libération de Buchenwald à l’intercession personnelle d’Eleanor Roosevelt, l’épouse du président, et à l’intervention d’Herbert Lehman, le gouverneur de New York.”

Et Jacques Bénesteau poursuit : “Quand Bettelheim affirme avoir été étudiant à l’Université de Vienne pendant quatorze années, il n’exagère que de dix ans pour couvrir la période durant laquelle, sans discontinuer, il remplaça en fait son père, décédé en 1926, dans une entreprise de commerce de bois. Il se dit détenteur de doctorat en philosophie, en histoire de l’art et en psychologie, avec mentions suprêmes “summa cum laude”, mais il n’eut, en mai 1937, qu’un diplôme en esthétique du paysage (prétendument inspiré par le freudisme) sans aucune mention.”

Bruno Bettelheim se suicida en mars 1990 en s’asphyxiant dans un sac plastique.

Comme le grand rabbin Bernheim, qui s’est suicidé en 2015 !

Hervé Ryssen

Jacques Bénesteau, Mensonges freudiens, Éditions Mardaga, Bruxelles, 2002, pp. 328-334.

André Glucksmann et les oligarques

C’est une partie d’un long article publié dans l’hebdomadaire Rivarol de novembre 2010:

Le philosophe André Glucksmann s’est illustré  dans une pleine page du journal Libération, en date du 5 novembre 2010. Glucksmann, l’ancien maoiste, y défend bec et ongle l’ancien milliardaire Khodorkovski, qui est emprisonné depuis sept ans en Russie pour évasion fiscale. L’homme passe en procès et risque de finir sa vie derrière les barreaux. Il est accusé d’avoir détourné des millions de tonnes de pétrole lorsqu’il était président de Yukos, la première société pétrolière de Russie.

Après la chute de l’Union soviétique, on sait qu’une poignée de milliardaires – juifs, pour la plupart (Berezovski, Khodorkovski, Goussinski, Tchernoï, Nevzline, etc.) – avaient mis le grappin sur la quasi totalité des richesses du pays, et régnaient par la terreur et la corruption (cf. notre chapitre in La Mafia juive, 2008).

On rappelle (simple mesure de précaution contre les ligues juives antiracistes) que dans le Figaro du 8 novembre 2003, Véronique Soulé écrivait : « les oligarques avaient acquis leur immense fortune en violant la loi », et ajoutait un peu plus loin : « Khodorkovski, comme nombre d’oligarques, est d’origine juive. »

Dans Libération, pareillement, on pouvait lire, sous la plume d’Hélène Despic-Popovic, en date du 19 juillet 2003 : « Neuf Russes sur dix pensent que les fortunes actuelles ont été mal acquises et plus d’un sur deux approuvent le recours à des procédures judiciaires ». Et la journaliste ajoutait : La « campagne passe d’autant mieux dans une société contaminée par des relents d’antisé­mi­tisme qu’une bonne partie des oligarques sont juifs. » Et toc.  

« Tous ces millionnaires recherchés par la justice russe sont d’origine juive », lisait-on dans Le Monde du 29 avril 2003. Effectivement, après son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine avait pris le dragon par les cornes et l’avait terrassé sans coup férir, obligeant les milliardaires juifs à décamper en Angleterre et en Israël. C’est ce qui faisait dire à l’oligarque Leonid Nevzline que la politique du Kremlin était « animée de forts relents d’antisémitisme ». « Poutine n’a pas d’amis en Israël », insistait-il. A notre sens, c’est plutôt une estampille de qualité !  

Dans le Figaro, à l’instar de Glucksmann, la petite Laure “Mandeville” prend elle aussi systématiquement fait et cause pour le milliardaire cosmopolite, allez savoir pourquoi. Dans le numéro du 17 mai 2005, elle relatait le premier procès du financier. L’affaire Yukos, selon elle, « ternis­sait » l’image de Moscou, et Mikhaïl Khodorkovsky devenait ainsi, sous sa plume, une pauvre victime du fascisme. On apprenait néanmoins que sa fortune était estimée à 15 milliards de dollars.  

Glucksmann, lui, fait jouer la solidarité communautaire. Pour lui, Khodorkovski est forcément innocent. 218 millions de tonnes de pétrole dérobées, ce n’est pas crédible. C’est ce que déclare le prisonnier à la barre : « Merci au procureur qui fait la preuve de mon innocence, ironise le prévenu ; une personne normalement constituée ne peut croire à tant d’absurdité. » Effectivement, le principal grief que l’on peut faire aux arguments des antisémites déclarés, est qu’ils ne sont pas “crédibles”. Ce qui ne signifie pas qu’ils ne disent pas la vérité. Le fait est que trop souvent, en la matière, on se rapproche de la vérité en imaginant le pire.  

Que Bernard Madoff se soit récemment rendu coupable d’une escroquerie de 75 milliards d’euros, ce n’est effectivement pas crédible. Ça semble incroyable ! Cinq cents fois plus que l’escroquerie du Sentier, dis-donc ! Dix mille fois plus que le score de Jacques Crozemarie dans sa lutte contre le cancer (50 millions d’euros volatilisés) ! Vingt mille fois plus que l’escroquerie de Claude Lipsky (seulement 500 victimes) ! Incroyable ! Pas crédible !  

Pour Glucskmann, l’ex-oligarque a déjà été « puni injustement par sept années de bagne sibérien » et il serait temps pour la Russie de « rassurer les investisseurs étrangers ». Et voici un autre bel exemple d’inversion accusatoire : la Russie de Poutine serait, selon lui, « une contrée pourrie par la corruption générale et l’arbitraire cupide d’autorités kleptocrates. » En réalité, c’est la Russie de Boris Eltsine, le pantin des oligarques, qui était pourrie jusqu’à l’os par la corruption ; et c’est bien Vladimir Poutine qui a remis de l’ordre dans le pays en brisant la puissance politique des milliardaires juifs.

Dans la foulée, Glucksmann prétend que Khodorkovski avait autrefois œuvré pour émanciper la Russie « de ses mafias politico-économiques », lui qui était au cœur du système mafieux ! Et il ne s’agissait pas de la mafia sicilienne ni de la mafia albanaise. Le verdict du deuxième procès de Khodorkovski sera prononcé le 15 décembre. Glucksmann ne craint pas le ridicule en comparant l’ancien requin de la finance et du pétrole à … « un mélange de Monte-Cristo et de Nelson Mandela… “Un Robin des bois”, me disait, peu de temps avant d’être abattue, Anna Politkovskaïa. »

Il aurait pu aussi nous parler de l’amitié qui liait Khodorkovsky avec Richard Perle, un des “faucons” sionistes de la Maison Blanche, et un des principaux artisans de l’invasion de l’Irak en 2003. Grâce à Poutine, cette mafia a eu en Russie la leçon qu’elle méritait. Gloire à Vladimir le Grand !

Hervé Ryssen

Bernard Werber et le “Mystère des dieux”

Dans son roman à deux balles intitulé Le Miroir de Cassandre, paru en septembre 2009, Bernard Werber en appelle ouvertement à un gouvernement mondial. Le héros peut voir le futur sans que personne ne le croie. 

On retrouve à la page 485 de ce roman débile quelques-uns des ingrédients du judaïsme – toujours les mêmes, à vrai dire : l’obsession d’un gouvernement mondial, la guerre aux “tyrans”, l’unification du monde, la paix sur terre, l’arasement de toutes les différences, sociales, nationales, ethniques… et toujours ce problème, lancinant chez les juifs : l’inceste et la pédophilie, qui obsédait Sigmund Freud et qui obsède toujours bien des juifs dans le monde entier pour des raisons évidentes. C’est ainsi que certains juifs, parvenus à l’âge adulte, s’imaginent qu’ils sont des “élus” dont la mission est de sauver la planète : « Ouais, il faudrait une Assemblée de Sages avec un pouvoir exécutif réel qui se chargerait d’imposer la paix mondiale… » Cela vous donne une idée du style de Bernard Werber… ce « génie de la littérature. »

On sait que Bernard Werber est un grand génie de la littérature contemporaine. Normal : il est juif ; et les juifs, en littérature, sont à peu près tous des génies.

Cependant, quand on y regarde de plus près, on se rend compte assez rapidement que l’on a ici affaire à une énorme nullité qui ne doit évidemment son succès qu’à la publicité éhontée qu’en font ses petits copains journalistes qui appartiennent à la même secte que la sienne.

Une jeune lectrice du Pays basque nous envoie de larges extraits de son livre, Le Mystère des dieux (2007) qui est le  troisième volume du “cycle des dieux” de Werber :

“On est dans une école où des apprentis apprennent à devenir des dieux et à diriger des foules. Ici, nous allons suivre l’évolution du “peuple dauphin” et du “peuple requin”. Le peuple dauphin est en grande difficulté. Son élève-dieu a abandonné son peuple pendant 1500 ans donc là il va essayer de réparer les morceaux. L’élève-dieu décide d’envoyer « 3 « prophètes « laïques » qui vont prôner de vraies révolutions des mentalités. »
Le premier : « Il était issu d’une famille d’hommes-dauphins qui avaient beaucoup voyagé, fuyant les persécutions contre leur peuple. […] Son plaisir était de lire les ouvrages sur l’histoire, l’économie et tout spécialement sur les utopies. […] Il définit l’homme comme un être agissant et non plus comme un être pensant, et devant, en tant que tel, être jugé sur ses actes et non sur ses idées. Ayant accédé au statut de grand reporter, il voyageait, observait, portait un intérêt particulier au monde du travail en pleine restructuration. Il rédigea alors un grand ouvrage qu’il baptisa simplement L’Utopie. Selon lui, la religion et l’Etat étaient des activités ne servant qu’à enrichir des fainéants non productifs et l’homme n’avait besoin ni de prêtres ni de politiciens. Ayant observé que la vie en usine générait automatiquement une opposition entre exploiteurs et exploités, il proposa un nouvel angle de vision de l’histoire. Celle-ci évoluait selon lui par la lutte incessante des exploiteurs et des exploités. Le tout devait aboutir un jour à la disparition de ce clivage pour qu’il n’y ait plus sur terre qu’une masse de gens égaux en droits, en richesse et en pouvoir. […] Des groupes se constituèrent pour commenter sa vision de l’histoire, puis des mouvements politiques se revendiquèrent de sa pensée jusqu’à ce qu’apparaisse un parti égalitaire, qui annonça qu’un jour plus personne ne posséderait plus que son voisin. Le mouvement utopiste était lancé. »

Le deuxième : « Il avait accédé finalement à l’une des facultés de physique les plus prestigieuses du pays. Il rendit alors publique une théorie conçue à partir de ses intuitions propres : il existait un lien entre l’énergie, la matière et la vitesse. Avec vitesse et énergie, il était possible de fabriquer la matière. Avec matière et vitesse, il était possible de fabriquer de l’énergie. Avec énergie et matière, il était possible de fabriquer de la vitesse. Cette loi, il la définit comme « La Loi du Lien » puisque, selon elle, « tout est lié« . On lui attacha du coup le nom de « Liéniste ».

Le troisième : « Lui non plus n’était pas religieux. Lui aussi cherchait à changer les mentalités des gens de son époque. En tant que médecin il se passionnait pour les maladies mentales, et notamment celles que les livres de l’époque regroupaient sous l’appellation de « mélancolie ». Après avoir écrit une thèse sur les effets des drogues et une autre sur l’hypnose, il fit un rêve qui lui sembla apporter une clef à la compréhension de l’esprit humain. Cette clef était que précisément les rêves étaient des messages de l’inconscient. Et qu’en décryptant ces rêves, on pouvait retrouver l’événement déclencheur de la mélancolie. Il rédigea un livre où il expliqua sa théorie sur les rêves : Derrière le masque. Poursuivant son enquête sur les mécanismes profonds du comportement de ses semblables, il s’intéressa aux communautés primitives et aux communautés animales jusqu’à trouver une nouvelle clef dans la sexualité. Pour lui l’action des hormones de reproduction était la motivation principale de la plupart des actes. Il écrivit donc sont deuxième livre : Sexe et pulsion de vie. Poussant encore plus loin son étude, il annonça que la plupart des comportements sexuels des individus étaient liés à leur prime enfance et aux premiers gestes que leur avient prodigués leurs parents. Après son opuscule sur les rêves, puis sur la sexualité, il en écrivit donc un troisième sur l’enfance traumatisée par les parents : L’Empreinte. Il proposa enfin une méthode médicale de soins à partir de l’analyse du passé des individus afin de dénouer les traumatismes liés à l’enfance qui poussaient selon lui à reproduire des schémas d’échec. […] Il fut surnommé « l’Analyste ».

« C’étaient comme trois traînées d’essence qui prenaient feu et transmettaient l’incendie. En parallèle, d’autres chercheurs, issus des communautés survivantes d’hommes-dauphins, lançaient eux aussi des idées pour changer le monde. L’un d’entre eux, baptisé le « Respectueux », inventa les « Droits de l’homme », qui reprenaient le concept des Commandements et permettaient à tout être humain de ne pas être tué, violé, torturé ou humilié. Un autre, baptisé le « Légitimiste », lança le projet de faire revenir tous les hommes-dauphins sur la terre de leurs ancêtres, occupée par les peuples voisins. Même si la capitale des hommes-dauphins n’était plus sous leur administration il y demeurait toujours une communauté vivace des gardiens du message ancien. Le Légitimiste organisa dès lors un grand mouvement qu’il nomma « le retour des poissons sur leur lieu d’origine ». Pour ne pas créer de tensions avec les peuples envahisseurs qui occupaient leur terre ancestrale, les hommes-dauphins commencèrent par s’implanter dans des zones considérées comme insalubres. Ils retroussèrent leurs manches, asséchèrent les marécages, construisirent des systèmes d’irrigation pour reconquérir des terrains désertiques. Les conditions de vie de ces pionniers étaient très rudes mais ils vivaient dans le rêve du retour sur la terre de leurs ancêtres. Il se créa même des villages qui, dans l’esprit de l’Utopiste, fonctionneraient en mode égalitaire, sans exploiteurs ni exploités, sans religion et sans chefs. Dans ces villages à référence utopiste entretenus par les pionniers dauphins, il n’y avait pas d’argent, pas de police, pas de propriété. Tout appartenait à tous. Les bénéfices issus de l’activité agricole ou industrielle appartenaient à la collectivité et chacun recevait en fonction de ses besoins et non en fonction de son mérite. Ces communautés « utopistes égalitaires » attiraient beaucoup de jeunes hommes-dauphins qui voyaient dans ces projets une nouvelle manière d’assumer leur identité. Ils se remettaient à parler la langue ancestrale, ils redécouvraient l’histoire de leurs parents, ils puisaient dans la sagesse ancienne de nouvelles valeurs pour vivre dans la modernité. Au sein de ces villages les fêtes étaient quotidiennes, les moeurs très libres. Bientôt beaucoup de jeunes issus de peuples autres que les dauphins vinrent les rejoindre pour partager leurs rêves, et faire la fête. Le soir, au coin du feu, dans les villages de pionniers en terre dauphin, après les travaux épuisants, tous parlaient de désarmement mondial, d’écologie, d’amour libre, de la disparition de l’argent, de nouvelles manières d’éduquer les enfants sans violence. Ils avaient l’impression que cette vision nouvelle deviendrait contagieuse et qu’un jour le monde entier serait naturellement amené à vivre comme eux. Alors l’humanité ne serait plus qu’une grande communauté hippie égalitaire où tout le monde ferait la fête. »

Mais le hommes-dauphins vont être les victimes des méchants hommes-requins. Le lecteur retient son souffle, dans le suspens est grand :
 » – Tout ça, c’est de la faute aux hommes-dauphins !
Le petit homme nerveux, barbiche au menton, juché sur la table, ne décolérait pas.
– Ces chiens d’hommes-dauphins ont créé le mouvement utopiste qui a contaminé l’esprit de nos enfants et mis en danger notre pays. Les hommes-dauphins sont nos ennemis. Ils se servent de leurs arts, de leur culture, de leur science et de leurs livres pour répandre leur pensée dégénérée. […] Ils sont la cause de tous nos problèmes. Il faut les tuer. Il faut les tuer tous autant qu’ils sont. Délivrons notre pays de ce fléau. Débarrassons-en le monde ! Qu’il n’en reste plus un seul de vivant ! […]
Au début, les harangues de ce petit homme barbichu ne suscitaient que des quolibets et pour finir le lancement de projectiles. Mais le pays des hommes-requins s’enfonçait dans une crise sociale due à une croissance démographique inadaptée à la croissance économique. Une nouvelle classe de pauvres créait une insécurité générale. Un industriel en métallurgie lassé des conflits à répétition avec ses ouvriers de plus en plus conquis par la pensée égalitaire de l’Utopiste entendit le discours du barbichu dans la taverne. Il le suivit dans la rue.
– Vous êtes un visionnaire. Vous avez repéré la vraie cause et vous proposer la bonne solution. La propagande dauphin a assez fait de mal parmi les naïfs et les ouvriers. Il faut arrêter cette calamité d’une manière ou d’une autre. Croire que les hommes sont égaux c’est bien l’idée la plus stupide qui soit. Ca a donné la révolution en Oursie et leur pays est du coup dans la famine. Et il paraît que les pionniers en territoire dauphin vivent dans la débauche sexuelle permanente. Moi non plus je n’aime pas les dauphins. Je vais vous prêter quelques gars et j’aimerais bien que vous leur fassiez comprendre, à ces étrangers, que ce ne sont pas eux qui vont faire la loi dans notre pays. En fait ce que je vous demande c’est un travail de… nettoyage. […]
Ils se livrèrent à de grands autodafés sur les places publiques. Ils y brûlaient les livres écrits par les hommes-dauphins et tout particulièrement ceux de l’Utopiste, de l’Analyste et du Liéniste, ces derniers étant baptisés par le Purificateur les « Trois Cavaliers de l’Apocalypse ». […]
Dans les tavernes, […] le barbichu […] parlait de plus en plus fort. […]
– Je vous promets que si vous m’aidez à arriver au pouvoir, il n’y aura plus de pauvres requins qui mendient alors que des riches dauphins paradent. Nous prendrons chez eux l’argent qu’ils ont volé au peuple. Pas un n’en réchappera.
Avec ces hommes de main, le Purificateur attendait devant les temples dauphins pour insulter et frapper tous ceux qui en sortaient. Ils allaient briser les vitrines des magasins censés être tenus par des hommes-dauphins. Cependant le gouvernement requin malgré ses difficultés politiques et économiques ne pouvait accepter autant de violence gratuite. Le Purificateur fut arrêté en tant qu’agitateur de rue. Il resta deux ans en prison où, profitant de son temps disponible, il rédigea Ma Vérité un ouvrage qui présentait son projet de purification du monde par la mise à mort systématique de tous les hommes-dauphins. Il y définissait ses critères : « Seront considérés comme dauphins tous ceux qui sont nés dauphins, cousins de dauphins, maris ou femmes de dauphins, et ce jusqu’au sixième degré de parenté. Un cousin de cousin de cousin de dauphin est un dauphin et mérite d’être traité en tant que tel. » Le Purificateur proposait l’élimination de tous les utopistes et l’esclavagisation de tous les peuples non requins. « Les étrangers seront sommés d’oeuvrer pour la gloire des requins. Ils devront se soumettre ou périr », précisait-il. Il promettait la prépondérance de la pensée et la culture requins sur toute la planète. Et il concluait afin de rallier les mystiques : « C’est un message de Dieu que j’ai reçu en rêve et je compte bien le réaliser. » […]
Alors que le zèle dans le pays voisin, la Coquie, le président de la République, comme par hasard d’origine lointaine dauphin, proposait un vote sur les droits de l’homme et la proposition d’un désarmement mondial, en Requinie tout allait en sens inverse. […] Le Purificateur fut dès lors imposé comme Premier Ministre. Du jour au lendemain, grâce à des lois d’exception, les hommes-dauphins furent chassés de toutes les administrations. Il leur était interdit d’accomplir certains métiers considérés comme stratégiques. Les professeurs dauphins furent tous limogés. L’accès aux universités fut coupé aux étudiants « mal nés ». Mais le Purificateur ne s’en tint pas là. Il fit discrètement construire des usines inspirées des abattoirs d’animaux pour déporter puis tuer les hommes-dauphins. Sa haine envers ce peuple était si forte qu’il chercha les moyens de le faire souffrir au maximum par des privations et des humiliations avant de l’achever dans ces usines de mort. […] Le nouvel empereur des requins semblait invincible. Beaucoup se préparaient déjà à son règne planétaire ainsi qu’à l’hégémonie du peuple des requins alors que l’on prévoyait l’anéantissement total de toute la population des hommes-dauphins du monde. […]

Conditionnés depuis leur plus jeune âge pour se sacrifier à la cause purificatrice, ils étaient fascinés par leur dictateur. Un conditionnement spécial et un lavage de cerveau permanent les préparaient à ne vivre que dans la haine des dauphins. Les abattoirs humains augmentèrent leur vitesse de tuerie. C’était désormais une course contre la montre. Sur le front de l’ouest, les soldats requins furieux de leurs défaites à répétition enfermaient les civils dans les églises puis les incendiaient pour les brûler vivants. Les arbres du front de l’est étaient garnis de civils oursiens pendus comme des fruits sinistres. Les enfants requins étaient enrôlés dès l’âge de 9 ans dans des troupes de fanatiques kamikazes qui se faisaient exploser au contact des troupes adverses en criant : « Gloire au purificateur ! A mort les Dauphins ! » Même si la victoire avait l’air de changer de camp, la progression des troupes aigles étaient difficile. Les usines de mort antidauphins tournaient à plein régime et leurs cheminées lâchaient les nuages noirs des corps brûlés. […] Jusqu’à la dernière heure les usines de mort antidauphins fonctionnèrent, et même après la signature de l’armistice des requins zélés, feignant de ne pas avoir reçu les ordres, continuèrent à tuer le maximum de dauphins. La paix revenue, on découvrit progressivement l’étendue de la furie et de la haine des antidauphins. »

Et voilà. Evidemement chacun aura compris que Bernard Werber est lui-même un homme-dauphin. Et comme tous les hommes-dauphins, il a une légère tendance à tourner en rond dans son grand bocal. Il faut dire qu’avec un aileron coupé, ça n’arrange pas les choses.

Un grand merci à Cécile, qui nous a épargné la lecture de ce poisson-chat de la littérature, et avec un salut amical à nos lecteurs du Pays basque.

 Hervé Ryssen

P. S. : Ce que nous publions sur ce blog n’a été imprimé dans aucun de nos livres ; et il n’est pas dans nos intention de compiler tous ces articles pour en faire un : trop facile !

Albert Einstein, un bluff cosmopolite

Einstein, un militant internationaliste…

Au printemps 1914, Einstein quitte la Suisse pour s’installer à Berlin, où il est nommé directeur d’un institut scientifique. Il est alors pacifiste, ainsi qu’en témoignent certaines de ses lettres publiées dans un livre intitulé Le Pouvoir nu, Propos sur la guerre et la paix (Hermann, 1991) : “La catastrophe internationale dans laquelle nous sommes plongés impose un lourd fardeau à l’internationaliste que je suis.”

… qui a choisi son camp

Einstein est alors en contact avec l’écrivain pacifiste français Romain Rolland. Voici comment celui-ci voit les choses en 1915, après une première entrevue entre les deux hommes : “Einstein n’attend aucune rénovation de l’Allemagne par elle-même, écrit-il. Il espère une victoire des alliés qui ruinerait le pouvoir de la Prusse et la dynastie. Malgré son manque de sympathie pour l’Angleterre, il préfère encore sa victoire à celle de l’Allemagne, parce qu’elle saura mieux laisser vivre le monde… (A noter aussi qu’Einstein est juif, ce qui explique son internationalisme de jugement et le caractère railleur de sa critique.)”

Einstein est donc moins pacifiste que patriote, si l’on comprend bien Romain Rolland, mais s’il est patriote, ce serait plutôt aux côtés de l’ennemi de la nation allemande qui l’a pourtant accueilli, car ce n’est pas à l’Allemagne qu’il s’identifie, mais aux idéaux démocratiques.

Einstein démocrate

En septembre 1918, Einstein écrit à un autre correspondant : “Le salut de l’Allemagne ne réside, à mon avis, que dans un processus rapide et radical de démocratisation calqué sur les institutions démocratiques des puissances occidentales.”

Ses vœux seront exaucés le 9 novembre, le jour de la défaite et aussi de la proclamation de la république. Il écrit alors : “Je suis enchanté par la tournure des événements. La défaite allemande a fait des merveilles. La communauté universitaire me considère comme une sorte d’archi-socialiste.” C’est ce que les Allemands ont appelé “le coup de poignard dans le dos”.

Einstein militant communiste

A la fin de l’année 1918, il prononce un discours au Reichstag, en tant que représentant universitaire, et dans lequel il manifeste sa sympathie pour les idées communistes : “L’ancienne société dans laquelle nous étions gouvernés par une classe qui confisquait le pouvoir vient de tomber sous le poids de ses propres fautes et les coups libérateurs des soldats, dit-il. Les Conseils [“Conseils” est la traduction du terme russe “Soviets”, ndlr], que ceux-ci ont immédiatement élus et qui prendront désormais des décisions de concert avec les Conseils des Travailleurs, doivent être pour l’instant reconnus comme les organes de la volonté populaire. Nous leur devons, en ces jours difficiles, une obéissance inconditionnelle et notre soutien le plus fervent.” C’est là un soutien très franc à la révolution marxiste, qui est alors d’ailleurs largement le fait de révolutionnaires juifs, en Allemagne comme ailleurs.

Einstein militant sioniste

Pourtant, Einstein ne persévérera pas dans cette voie radicale. Le 2 avril 1921, il arrive pour la première fois aux États-Unis, en compagnie de Chaïm Weizmann, leader du mouvement sioniste. Ses activités pacifistes sont alors peu connues aux USA et l’objectif de ce premier séjour est de rassembler les fonds nécessaires à l’édification d’une université hébraïque à Jérusalem, entreprise qui s’avérera concluante grâce, en particulier, à la générosité d’une grande partie de la profession médicale américaine. Au cours de ce séjour, il donne plusieurs conférences scientifiques qui le font mieux connaître au public américain.

Einstein victime de l’antisémitisme

En juillet 1922, rentré en Allemagne, il se confie à Max Planck : “Un certain nombre de gens avisés, écrit-il, m’ont conseillé de quitter Berlin pendant quelques temps et d’éviter toute apparition publique en Allemagne. Selon eux, je serais sur la liste de ceux que les nationalistes auraient prévu d’assassiner.” Dix jours plus tard, il écrit à un autre ami : “Depuis l’horrible assassinat de Rathenau, la ville est en proie à une grande agitation. Pas un jour ne s’écoule sans qu’on m’exhorte à redoubler de prudence ; j’ai dû me faire porter officiellement absent et annuler toutes mes conférences. L’antisémitisme gagne du terrain.”

Et l’on se demande bien pourquoi. Peut-être à cause de tous ces chefs juifs bolcheviques (Rosa Luxembourg, Karl Liebknecht, Gustav Landauer, etc.) qui poussent à la guerre civile ; à moins que ce ne soit l’action de ces grands financiers internationaux qui financent tous les partis libéraux ?

Einstein et le mépris du goy

En octobre 1922, Einstein s’embarque donc à Marseille pour un voyage en Orient. Sur le trajet du retour, il visite la Palestine et l’Espagne. Le 26 octobre 1922, il est à Colombo, dans l’île de Ceylan, où il note dans son carnet de bord : “Leur existence semble se limiter à la vie paisible des être soumis, mais néanmoins sereins. A voir vivre ces hommes, on perd toute considération pour les Européens, autrement plus dégénérés et brutaux, plus grossiers et avides.”

Ce mépris pour l’homme européen est d’ailleurs très nettement perceptible dans toute la littérature et le cinéma cosmopolites.

Réélu membre de la Commission de Coopération intellectuelle de la Société des Nations, il note, en avril 1925 : “Le diable emporte ces grands Etats et leur orgueil ! Si j’en avais le pouvoir, je les morcellerais tous en minuscule pays.”

Einstein antimilitariste

En 1930, il affirme sans ambages son pacifisme : “Ces hommes qui défilent en rangs, radieux, aux accords d’un orchestre, m’inspirent le mépris le plus profond. Avaient-ils vraiment besoin d’un cerveau ? Leur moelle épinière ne leur aurait-elle pas amplement suffi ? L’armée ne constitue pour moi qu’une honteuse malformation de notre société, qu’il faut tenter de guérir au plus vite. Je préférerais souffrir mille tortures que de me prêter à un spectacle aussi dégradant.”

Dans une réception à New York, il prononce la même année un discours dans lequel il réaffirme ses convictions concernant “la résistance inconditionnelle à la guerre” et le “refus de se soumettre à toute forme de service militaire” : “Dans les pays où la conscription existe, écrit-il, le premier devoir du pacifiste est de la rejeter.”

Il persiste et signe dans un discours prononcé à Lyon en 1931 : “Je demande à tout journal qui se vante de soutenir les idéaux pacifistes d’inciter ses lecteurs au refus du service militaire. J’appelle chaque homme et chaque femme, des plus puissants aux plus humbles, à déclarer, avant même que ne s’ouvre en février prochain à Genève la conférence mondiale pour le Désarmement, qu’ils refuseront à l’avenir de se prêter à toute guerre ou à la préparation de toute forme de combat armé.”

Freud et Einstein au service de la “Paix”

Il partage alors ses convictions avec le docteur Freud. Les relations entre Einstein et Freud connaissent leur apogée au cours de l’été 1932, où, sous les auspices de l’Institut International de Coopération Intellectuelle, se déroule un débat public entre les deux hommes sur les causes de la guerre et les remèdes à y apporter. Durant l’été 1932, Einstein adresse une lettre ouverte à Freud dans laquelle il écrit : “la sécurité internationale implique que chaque nation se défasse, dans une certaine mesure, de sa liberté d’action, c’est-à-dire de sa souveraineté.” Et pour la remettre entre les mains de qui ?

Einstein pousse à la guerre

Toute son agitation militante cesse brusquement en 1933, après l’accession au pouvoir de Hitler. La nouvelle donne politique l’amène à un revirement complet de ses positions. Il cesse alors d’appuyer le mouvement de résistance à la guerre, et commence à soutenir le réarmement des puissances occidentales. Dès le 5 mai, dans une lettre à Paul Langevin, il écrit : “Je suis, pour ma part, convaincu qu’il est encore possible de faire face à la menace allemande en instaurant un blocus économique.”

Dès le début, donc, il renie son passé de militant pacifiste pour se faire le chantre de la guerre contre l’Allemagne de Hitler : “Il est encore possible d’écraser ces usurpateurs qui se sont emparés du pouvoir.”

Il écrit le 6 juin Stephen Wise, le rabbin de la synagogue libre de New York, pour que la presse et les médiats américains lancent une campagne de “sensibilisation” à la guerre : “ La presse américaine doit informer le public de la menace militaire allemande. C’est à elle de lui faire prendre conscience des désastres qu’entraî­nerait une nouvelle guerre en Europe.” Le peuple américain est alors très pacifiste et isolationniste : il faut le remuer un peu afin qu’il entre en guerre contre l’Allemagne. On a vu la même propagande judéo-démocratique se déchaîner en 1990 contre l’Irak, en 1999 contre la Serbie, en 2001 contre l’Afghanistan, en 2003 contre l’Irak, à nouveau, et l’on assiste aujourd’hui, en 2007, à la préparation médiatique d’une guerre contre l’Iran.

Einstein défend la “civilisation”

Le 20 juillet, il écrit encore à la reine-mère Elisabeth de Belgique : “Je me permets de vous dire le plus franchement du monde que si j’étais Belge, je ne refuserais pas, à l’heure actuelle, d’effectuer mon service militaire. Je l’accepterais plutôt de bonne grâce parce que j’aurais l’intime conviction de contribuer, par mon action, à la sauvegarde de la civilisation.” Il faut que “l’Allemagne ait “en face d’elle, une Europe unie et militairement forte.”

La dictature bolchevique ne l’avait pourtant pas amené à de telles considérations. Ce n’est donc pas tant la nature dictatoriale du régime allemand qui soulève son opposition et sa toute nouvelle ardeur belliciste, que l’antisémitisme qui anime ses dirigeants : “Une bande de gangsters, écrit-il, a réussi à s’emparer du pouvoir et maintient le reste de sa population dans un état de terreur, endoctrinant sa jeunesse de manière systématique.”

Rappelons ici simplement ces chiffres : “En 1939, la Gestapo employait 7 500 personnes, contre 366 000 pour le NKVD en Russie bolchevique (y compris le personnel du goulag).” (Du Passé faisons table rase, Histoire et mémoire du communisme en Europe, ouvrage collectif, sous la direction de Stéphane Courtois, Robert Laffont, 2002, p. 219).

Les juifs sont des étrangers

Dans une note de 1935, Einstein écrit : “Ce qui a véritablement fait de Hitler le maître de l’Allemagne, c’est la haine féroce qu’il a toujours nourrie pour tout ce qui est étranger, l’aversion particulière qu’il ressent pour une minorité sans défense, celle des Juifs allemands. Hitler n’a jamais pu supporter leur sensibilité intellectuelle, qu’il considère – et je partage pour une fois son avis – comme étrangère à la race allemande.”

Le 9 avril 1938, il s’indigne pourtant du retrait de leur droit de citoyenneté aux juifs allemands : “Il n’est pas moins préoccupant et révoltant, écrit-il, d’assister en spectateur à l’abolition des droits politiques et individuels élémentaires d’une partie de la population de certaines nations, autrefois fières de leur héritage culturel… L’Allemagne, en infligeant des persécutions inhumaines aux Juifs de son propre pays ou d’Autriche, s’est embarquée sur la voie de la destruction que je viens de décrire.”

Quand il écrit ces lignes, les Juifs ont effectivement perdu le droit d’exercer leurs fonctions dans de nombreuses professions libérales : ce sont des “persécutions inhumaines” qui préfigurent les premières persécutions réelles qui auront lieu effectivement un peu plus tard, au cours de la Nuit de cristal, le 9 novembre 1938.

Einstein pense et agit en juif, d’abord et avant tout

Le 25 octobre 1942, en pleine guerre, le Jewish Council for Russian War Relief (Conseil juif d’Assistance au Peuple russe) organise un dîner en son honneur. Ne pouvant y assister pour des raisons de santé, il envoie, depuis sa résidence de Princeton aux États-Unis, un message dans lequel l’on trouve ce propos :

“J’aimerais enfin dire quelques mots d’une importance capitale pour nous autres Juifs. En Russie, l’égalité de tous les groupes nationaux et culturels qui composent aujourd’hui le pays n’est pas uniquement évoquée dans les textes, elle est mise en pratique. C’est pourquoi, il me semble que c’est faire preuve de la plus élémentaire sagesse que de vouloir aider la Russie de notre mieux, en mettant en œuvre toutes les ressources dont nous pourrons disposer.”

Voilà donc un autre exemple qui démontre qu’Einstein raisonne d’abord et avant tout en tant que membre de la communauté juive. Ses prises de positions sur le militarisme, le pacifisme, la démocratie, l’Allemagne ou la Russie ne reflètent que des intérêts spécifiques qui changent au gré des circonstances. Antimilitariste dans les années 20, il deviendra belliciste après l’arrivée d’Hitler au pouvoir ; pro-soviétique depuis le début, il deviendra anti-soviétique quand les Juifs auront été évincés du pouvoir après la Seconde Guerre mondiale. Les millions de victimes du pouvoir bolchevique durant l’entre-deux guerres n’ont, eux, jamais éveillé sa compassion : à aucun moment.

Le 9 juin 1944, il répond dans une interview qui sera publiée dans Free World : “Je ne vois pas trente-six solutions : soit nous anéantissons le peuple allemand, soit nous le maintenons dans l’oppression. Je ne pense pas qu’il soit possible ni de l’éduquer, ni de lui apprendre à penser et agir de manière démocratique – du moins, pas dans un avenir proche.”

Einstein, partisan d’un gouvernement mondial

Albert Einstein a été l’un des premiers personnages de l’époque contemporaine, peut-être même le premier, à revendiquer explicitement l’instauration d’un gouvernement mondial. Et c’est peut-être l’une des raisons qui lui vaut une telle adulation, car nous allons voir que son aura scientifique a largement perdu de son éclat.

En novembre 1945, il publie un article dans la revue Atlantic Monthly, dans lequel il invite les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’URSS à “préparer et présenter le premier projet de constitution d’un gouvernement mondial… Un gouvernement mondial tel que je le conçois, ajoute-t-il, devrait être compétent pour juger de toute affaire militaire. Outre cette compétence, je ne lui donnerais qu’un seul pouvoir, celui de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un État dans le cas où une minorité opprimerait la majorité des hommes du pays, créant ainsi un climat d’instabilité pouvant conduire à une guerre.” On sait effectivement que l’ingérence dans les affaires des autres États et les déclarations de guerre aux “non-alignés” sont une spécialité cosmopolite.

Au sujet de l’URSS, Einstein écrit encore, non sans un certain aplomb : “Même s’il est vrai que c’est une minorité qui est actuellement à la tête de l’Union Soviétique, je ne pense pas que la situation interne de ce pays constitue une menace pour la paix dans le monde.” Deux mois plus tard, dans un article paru dans le Survey Graphic du mois de janvier 1946, il réitérait ses propos : “Le désir de paix de l’humanité ne pourra se réaliser que par la création d’un gouvernement mondial.”

Einstein, président d’Israël ?

En novembre 1952, après la mort de Chaïm Weizmann, vieil ami d’Einstein et premier président de l’État d’Israël, on propose à Einstein de devenir le deuxième président de l’État juif. Mais celui-ci, se sentant dépourvu de l’aptitude à diriger un Etat, préfère refuser. Voici son opinion, en tant que sioniste, dans le nouveau conflit qui divise le monde : “Nous [l’Etat d’Israël] devons adopter une politique de neutralité face à l’antagonisme qui divise l’Est et l’Ouest.”

Einstein combat “le pouvoir des prêtres”

Mais on ne sait plus très bien si c’est en militant politique ou en représentant de sa communauté qu’il écrit à Joseph Lewis, à la fin de l’année 1954 : “Vous avez raison de vouloir combattre la superstition et le pouvoir des prêtres, et lorsque nous les aurons vaincus – et je ne doute pas que nous finirons un jour par gagner – il nous paraîtra plus évident encore que l’homme doit regarder la source des maux qui l’affligent dans son propre héritage, et nulle part ailleurs.” Il ne parle ici que des goys, bien évidemment, car en ce qui concerne les juifs, la défense de l’“héritage et des traditions est la garantie du succès de leur “mission”.

Einstein le plagiaire

Le 5 août 2004, le Nouvel Observateur publiait un article de Fabien Gruhier qui donnait quelques précisions sur la découverte de la relativité et les travaux d’Albert Einstein : “Selon le physicien Jean Hladik, peut-on lire, le génial inventeur de la théorie de la relativité aurait pillé sans vergogne les découvertes d’Henri Poincaré… Depuis la lointaine époque de ses études, Jean Hladik, universitaire, spécialiste de physique théorique, auteur de plusieurs ouvrages sur la relativité, trouvait que quelque chose clochait dans la façon dont la relativité était enseignée. Et sa paternité un peu trop unanimement attribuée au fameux Albert Einstein. Lui-même, il y quatre ans, signait encore un ouvrage intitulé La Relativité selon Einstein, mais il s’y efforçait déjà de rendre à Poincaré ce qui est à Poincaré. Depuis, Hladik a poursuivit ses investigations, et il se décide à publier un livre carrément sacrilège dont le titre n’est rien moins que : “Comment le jeune et ambitieux Einstein s’est approprié la relativité restreinte de Poincaré”. Au contraire de la plupart des spécialistes, Jean Hladik est allé aux sources. Il a lu les publications “totalement ignorées” d’Henri Poincaré, physicien génial et mathématicien “bien meilleur qu’Einstein” et y a trouvé noir sur blanc tous les éléments de la relativité d’ “espace-temps”. En passant par le ralentissement des horloges en mouvement, la contraction des corps dans le sens de leur déplacement et l’impossibilité de définir de façon absolue la simultanéité de deux événements distants. Ainsi, tout y est, sous la signature de Poincaré, dans des textes publiés entre 1898 et le 5 juin 1905. Or, le 30 juin 1905, les “Annalen der Physik” recevaient le manuscrit du fameux article fondateur de la relativité restreinte, signé Einstein. Un article qui, selon Hladik, n’apporte “rien de nouveau” par rapport aux écrits de Poincaré, et dans lequel l’auteur s’abstient de fournir la moindre référence aux travaux de ce dernier. Dès lors, la question se pose : Einstein a-t-il tout redécouvert tout seul ? Ou bien a-t-il sciemment et honteusement pillé Poincaré ?

Pour Jean Hladik, après enquête minutieuse, le doute n’est plus permis, et seule la seconde hypothèse tient la route. Car non seulement Einstein lisait parfaitement le français, mais de plus, à l’époque des faits, il tenait, justement, dans les “Annalen der Physik”, une rubrique consistant à faire le compte-rendu des articles parus dans certaines revues scientifiques étrangères, dont, comme par hasard, les “Comptes-rendus de l’Académie des Sciences de Paris”, où était paru le 5 juin 1905 l’article le plus abouti de Poincaré sur le sujet. Le grand Albert ne pouvait donc pas ne pas en avoir pris connaissance. Or, à l’époque, raconte Hladik, Einstein était en pleine galère. Il avait obtenu avec peine un diplôme de professeur de lycée, s’était vu à trois reprises refuser sa thèse de doctorat, et cherchait à se faire remarquer “en exploitant les idées des autres”. En l’occurrence, il a magnifiquement réussi son coup, et Hladik résume à sa façon : “Le chat Poincaré, à la patte délicate, a tiré les marrons du feu relativiste au profit du singe Einstein qui, sans vergogne, les croqua, illustrant ainsi la célèbre fable de Jean de la Fontaine.” Puis, la “chape de plomb de l’histoire” s’est mise en place, et il a fallu presque un siècle pour qu’elle se fissure. Ce à quoi François de Closets, que cite Hladik, s’était déjà attelé dans sa récente biographie d’Einstein en constatant : “Poincaré tenait en main toutes les pièces du puzzle.” D’où l’occultation absolue et tenace de Poincaré, auquel Einstein ne rendra un laconique hommage qu’en 1955, deux mois avant de mourir.”

Einstein : cassant et autoritaire

Le journal Le Monde (du 17-18 novembre 1996) avait déjà égratigné le célèbre savant en publiant certaines de ses notes. Le désintérêt d’Einstein pour sa famille et ses proches est maintenant connu, mais le traitement codifié par lettre manuscrite et infligé à sa première femme, Mileva Maric, reste toujours surprenant : “Vous veillerez à ce que : 1- mon linge et mes draps soient tenus en ordre ; 2- il me soit servi trois repas par jours dans mon bureau… Vous renoncerez à toute relation personnelle avec moi… Vous me répondrez immédiatement lorsque je vous adresserai la parole.” Comme le disait Montesquieu : “J’aime l’humanité, cela me permet de haïr mon voisin.”

Einstein, “un escroc malgré lui”

Dans le livre déjà cité, Le Pouvoir nu, Propos sur la guerre et la paix, 1918-1955, on peut encore lire ce qu’Einstein écrivait en novembre 1945, dans la revue Atlantic Monthly : “Je ne me considère pas comme le père de l’énergie atomique. Je n’ai eu qu’une participation très indirecte dans la découverte de ce phénomène… C’est Hahn, à Berlin qui fit cette découverte, et lui-même n’en perçut pas tout de suite sa portée.”

On trouve dans le même ouvrage sa dernière lettre à la reine mère Elisabeth de Belgique, datée du 11 mars 1955, et celle-ci est encore plus étonnante lorsque l’on connaît les récentes révélations qui ont été publiées concernant les accusations de plagiat : “Je dois avouer, dit-il, que l’estime exagérée dans laquelle on tient mon travail me met parfois très mal à l’aise. Il me semble quelquefois être un “escroc” malgré moi. Mais en essayant de faire quelque chose contre cet état de fait, je ne ferais sans doute qu’aggraver les choses.” L’ouvrage ne donne pas davantage de précision à ce sujet, mais il s’agit sans doute de certains remords qui le minaient concernant la paternité de la relativité restreinte.

Hervé Ryssen

Alain Minc : chantre du mondialisme

Dans un livre du très libéral Alain Minc intitulé Epître à nos nouveaux maîtres (Grasset, 2002), nous découvrons sans surprise les appels fébriles à l’immigration, qui sont l’estampille de l’intellectuel juif, comme nous ne cessons de le démontrer.

Alain Minc écrit par exemple à la page 98 :

« Il nous faudra de nouveaux immigrés. Ce n’est pas une prophétie à long terme mais une réalité presque immédiate. »

En réalité, il s’agit surtout pour les intellectuels juifs de favoriser au maximum la dissolution des peuples européens, afin de se préserver d’une réaction nationaliste.
A la page 117, il nous le dit franchement, mais « sans l’admettre » : « Nous faisons nôtre, sans l’admettre, le multiculturalisme, mot inventé par un juif allemand, Horace Kellen, qui a passé sa vie à louer la beauté des différences par rapport au totalitarisme « wasp » ».

Page 142, il s’en prend aux ONG, à toute les associations humanitaires : « Vous êtes aujourd’hui parmi les plus arrogants de nous nouveaux maîtres. » (il dit la même chose, tout au long de son livre, des féministes, des « gays », des altermondialistes, etc. bref, de tout ce qui peut faire oublier le principal).
A la page 190, le voilà qui dénonce les « névrosés de l’antiaméricanisme » :

« L’antiaméricanisme, écrit-il, est à la fois le gauchisme des crétins et le nationalisme des niais. » (ils adorent injurier leurs adversaires ; cf. Le Fanatisme juif).

À la page 245, il nous assure encore, au cas où nous l’aurions oublié, que l’immigration est « économiquement nécessaire. » Puis, il se fait le chantre de la citoyenneté européenne et du mondialisme : « Le jour où nous serons collectivement convaincus d’être un canton à l’échelle du monde, tout deviendra plus simple. » (page 260).

Alain Minc est donc incontestablement un intellectuel juif. Nous l’avons déjà dit et nous le répétons : c’est d’abord à ce qu’il dit, à ce qu’il écrit et à ce qu’il fait que l’on reconnaît un juif, beaucoup plus sûrement qu’à son visage, à son nom ou à ses origines, parce que le judaïsme est d’abord et avant tout un projet politique.

Et si le très libéral Alain Minc parle aussi du « choc libérateur de mais 68 » (page 67), c’est parce que le projet politique du communisme est exactement le même que celui des financiers internationaux : dissoudre les identités nationales, effacer les frontières, supprimer les libertés tribales, favoriser par tous les moyens l’unification du monde et l’instauration d’un gouvernement mondial. C’est seulement à ce moment-là, paraît-il, qu’un messie pourra arriver. Vous le reconnaîtrez facilement : il a deux petites protubérances sur la tête, et l’air pas commode du tout. C’est un messie méchant et son haleine est fétide.

Hervé Ryssen

Les grosses ficelles de Goldnadel

Article déjà publié en février 2011, sur un blog depuis censuré.

L’avocat Gilles-William Goldnadel, connu pour ses prises de positions très pro-israéliennes et très “droitières” à l’égard des “jeunes délinquants de banlieues”, vient de publier un livre intitulé Réflexion sur la question blanche, sous-titré Du Racisme blanc au racisme anti-blanc : de quoi ravir tous les petits Blancs, trop longtemps humiliés.

Cependant, le lecteur averti, qui connaît le rôle joué par la communauté juive dans la politique d’immigration de ces dernières décennies, avancera avec la plus grande circonspection. On se demande en effet ce qui nous vaut cette touchante sollicitude de la part d’un homme qui revendique haut et fort son appartenance à une secte qui, à travers les associations antiracistes comme La Ligue des Droits de l’Homme, la Licra ou SOS racisme, a tant contribué à salir notre histoire, à nous calomnier et à nous discréditer de toutes les manières possibles.

Il est vrai que depuis une dizaine d’années, maintenant, certains juifs se sont rendus compte que le problème numéro un, pour eux, ne venait plus de “l’extrême droite” blanche mais de ces jeunes Afro-maghrébins agressifs qui ont colonisé nos banlieues. Gilles-William Goldnadel fait donc partie de ces juifs qui viennent maintenant draguer les milieux nationalistes, en espérant que nous allons oublier illico tous les outrages que sa communauté nous a infligés.

Le scénario qui se déroule est donc un peu le même que celui qui a eu lieu dans l’Espagne musulmane. Au VIIIe siècle – et tous les historiens juifs sont d’accord sur ce point – les juifs de la péninsule ont tout fait pour favoriser la conquête de l’Espagne par les musulmans, qu’ils savaient plus conciliants et plus dociles que les chrétiens. Les juifs ont ensuite vécu dans la prospérité pendant des siècles, occupant de très hautes fonctions dans les gouvernements musulmans successifs, quand les chrétiens rampaient à leurs pieds. C’est ce qu’ils appellent “l’âge d’or” de l’Espagne des trois religions. Cette situation perdura jusqu’au milieu du XIIe siècle. A ce moment-là, l’Espagne fut envahie par les Almohades, venus du Maroc, qui ne tolérèrent plus les richesses de nombreux juifs et l’influence qu’ils avaient acquise. Certains juifs s’exilèrent. L’historien juif Heinrich Graetz écrit ici : « Les autres se firent musulmans en apparence et pratiquèrent en secret le judaïsme, attendant une occasion favorable pour revenir publiquement à leur ancienne religion. » (Cf. L’Histoire de l’antisémitisme, 2010, 28 € port compris, Hervé Lalin, 14 rue Brossolette, 92300 Levallois). Parmi les juifs qui choisirent l’exil, nombreux furent ceux qui se réfugièrent alors dans l’Espagne du Nord, dans les royaumes chrétiens qu’ils avaient trahi quelques siècles plus tôt, arguant auprès des princes que maintenant, c’est sûr, on pouvait leur faire confiance. Le revirement politique de ces juifs qui se rapprochent aujourd’hui de l’extrême droite, est donc évidemment un calcul qui correspond surtout aux intérêts bien compris de leur propre communauté, et non de la nôtre.

Mais revenons au livre de Gilles-William Goldnadel. Si quelques vérités bien senties peuvent satisfaire un esprit nationaliste, d’autres propos nous rappellent que c’est bien un juif engagé qui nous parle, et non un homme de notre terroir. Considérons d’abord que les 65 premières pages sont consacrées à son enfance en Normandie, à son identité juive et aux brimades auxquelles un petit juif est confronté quand ses parents décident de s’installer au beau milieu des goys. Goldnadel explique que son éducation avait fait de lui un vrai juif, qui préférait naturellement les Noirs, les Peaux-Rouges ou les Arabes à n’importe quel salaud de Blanc catholique. « J’aurais été, bien sûr, antifasciste et antinazi pendant les années trente. » (page 21). A vrai dire, on s’en serait douté. Par la suite, Goldnadel fit de nombreux voyages en Israël, le pays de son cœur, où il pouvait vivre parmi les siens.

Les considérations sur le racisme anti-blanc ne représentent somme toute qu’une partie de son ouvrage. Goldnadel commence par recenser les crimes de l’homme blanc : Indiens d’Amérique massacrés par les Espagnols et les Anglo-Saxons ; massacre des Noirs du Congo par les colonisateurs belges ; répression française contre l’insurrection malgache, etc. Puis il retourne ses batteries et dénonce ce qu’effectivement les élites bien-pensantes de gauche n’évoquent jamais : les crimes commis par les peuples du “Sud”, qui valent bien, après tout, ceux qu’ont pu commettre nos propres ancêtres. Les chrétiens ne seraient donc pas les seuls coupables de l’histoire. Le trafic d’esclaves africains, par exemple, est surtout le fait des Arabes, qui ont effectivement été les esclavagistes les plus assidus, puisqu’ils ont continué leur commerce pendant pas moins de onze siècles. Goldnadel aurait aussi pu nous parler, par la même occasion, du rôle épouvantable des négociants juifs dans cette affaire, mais c’eût été trop lui demander. Pareillement, au sujet du trafic des captifs slaves dans l’Europe du Moyen Age, il nous parle de trafiquants « francs et scandinaves » (c’est au IXe siècle que le mot slavus – les slaves – remplace le mot servus), alors même que tous les chroniqueurs de l’époque font état du rôle prépondérant, voire exclusif, des commerçants juifs, qui emmenaient leur bétail humain vers les pays musulmans (cf. L’Histoire de l’antisémitisme, 2010).

Son livre est en fait surtout, comme on pouvait s’y attendre, une dénonciation de l’islam. Goldnadel, qui tente d’enrôler les chrétiens dans sa croisade, rappelle le sort des Arméniens exterminés par les Turcs, les Russes réduits en esclavage par les Tatars de Crimée, les massacres des chrétiens au Soudan, les exactions contre « les juifs et les chrétiens » un peu partout en Afrique et en Asie. Tout cela pour nous dire que, tout bien pesé, le juif est la quintessence de l’homme blanc. Il nous avait d’ailleurs prévenu au début de son livre : « Je vais soutenir, preuve à l’appui, que le Juif, autrefois Levantin, est aujourd’hui considéré comme le plus blanc des Blancs. » (page 19). En effet, avec la naissance de l’Etat d’Israël, les juifs apparaissent désormais pour les masses musulmanes comme des conquérants brutaux et dominateurs : « Judas outrecuidant, tu n’es plus enfant d’Orient, tu es le dernier guerrier du couchant. Tu n’es pas qu’un Blanc détestable. Tu es le Blanc le plus pendable. » (page 271). Goldnadel aurait sans doute dû nous expliquer ici le rôle joué par nombre de ses congénères des medias qui nous ont poussé dans les guerres en Afghanistan et en Irak, et qui souhaitent nous jeter aujourd’hui dans une guerre contre l’Iran. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, qu’aux yeux des populations de l’Orient, la figure du juif soit assimilée à celle du chrétien, qui joue toujours le rôle du bouc émissaire, endossant devant l’histoire toutes les turpitudes de son “allié”.

Car “le” juif, lui – il faut le savoir – est innocent par nature : « La Shoah, écrit Goldnadel, a entraîné la mort d’au moins cinq millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils n’avaient pas d’armes. Aucun conflit ne les opposait aux Allemands. Ils ne leur avaient causé aucun tort volontaire. Il s’agit donc, selon moi, du plus grand crime gratuit et froidement exécuté de l’histoire humaine moderne. » (page 247). Nous n’expliquerons pas ici les causes de l’antisémitisme allemand et européen, mais nous renvoyons nos lecteurs à nos six livres de 400 pages sur le sujet, qui permettent simplement de faire le tour de l’extrême pointe du sommet de cette Himalaya.

A la toute dernière page de son livre, s’avisant sans doute que son lecteur pourrait se sentir trompé sur la marchandise, Gilles-William Goldnadel revient à toute vitesse vers son public goy et nous déclare à la hâte, d’une manière presque comique, sa passion pour France, pour les grands personnages de notre histoire, qui, écrit-il, « sentent bon la province et les ouvrages scolaires illustrés : Le Grand Ferré et Jeanne Hachette de Beauvais, Jacques Cœur de Bourges, Olivier, le maître barbier de Chinon. » C’est ce qui s’appelle un sentiment soudain ! comme dirait Cyrano.

Invité le 24 janvier sur la station de radio RMC, à l’émission des “Grandes Gueules”, il expliquait qu’il avait choisi de traiter ce thème du racisme anti-blanc afin de ne pas le laisser à l’extrême-droite : « Laisser ce discours au FN ne peut que le faire grimper. » Il ne reste plus qu’à savoir si le livre de maître Goldnadel va contribuer ou non à faire grimper l’antisémitisme. Ce qui serait dommage, vu tout le mal qu’il s’est donné pour nous plaire.

Hervé Ryssen

Yann Moix : le goy qui voulait être juif

Yann Moix est le réalisateur du film Podium, entre autres. Il est aussi écrivain, paraît-il, mais est surtout connu aujourd’hui pour être un proche de Bernard-Henri le Lévy. Il publie d’ailleurs régulièrement sur le site internet du philosophe milliardaire (La Règle du j.), et on imagine qu’il en retire un certain bénéfice.

Ce 6 juin 2013, jour de la mort d’un jeune militant antifasciste nommé Clément Méric, Yann Moix a publié un article finement intitulé “l’extrême droite est la mort”. Voici ce qu’on peut y lire, par exemple :

« La vermine d’extrême-droite se reconnaît à ceci qu’elle ne meurt jamais ; elle est en veille. Toujours prête à disséminer son choléra. L’extrême-droite n’est pas même là pour donner la mort, injecter la mort, prodiguer la mort, comme hier encore envers une petite victime appelée Clément Méric, non : l’extrême-droite est la mort. De la mort en vie, si l’on veut. De la mort baraquée, de la mort en groupe, de la mort aux aguets, non pas seulement ennemie de ce qui pense différemment, mais ennemie de ce qui pense tout court. Non pas seulement haineuse de ce qui est différent, mais haineuse de ce qui est. Non pas seulement ignoble envers ceux qui sont nés ailleurs et vivent ici, mais ignoble envers ceux qui sont nés et qui vivent. L’extrême-droite ne tue pas : elle est elle-même le meurtre. Meurtre contre tout ce qui est innocent, contre tout ce qui est inoffensif, contre tout ce qui est seul, contre tout ce qui est faible, contre tout ce qui ne demande rien à personne. »

On admire au passage la subtilité de la pensée.

Un peu plus loin, il écrit encore, visiblement inspiré par la prose du mythomane Elie Wiesel :

« L’extrême-droite ne parle pas, elle crache des mots qui sont pire que le silence, qui lui est parole. »

C’est beau, non ? 

Emporté par cet élan lyrique, Yann Moix nous balance ses injures, suivant en cela son maître, Bernard-Henri le Lévy, qui adore lui aussi user de l’invective et de la calomnie, comme tout bon intellectuel cosmopolite : “L’extrême-droite, ce ne sont pas seulement des groupes ou des groupuscules éparpillés : mais un poison qui coule, partout où il peut couler ; une viscosité, une bave qui slalome entre les espaces. Ce poison, cette saloperie, cette vermine n’attendait qu’une occasion de légitimer sa haine de la vie.”

Yann Moix, lui, n’est pas né juif, comme son mentor. Il est devenu juif par l’étude, et non par l’éducation. Dans le magazine Actualité juive, il écrivait ainsi : “Je défends la liberté d’avoir le droit d’être juif intellectuellement, sans avoir de mère juive. Depuis deux ans, j’étudie le talmud et la thora. Je suis juif par le cerveau.

Nous avons donc affaire ici à quelqu’un de censé, et non à un homme sorti d’une cure de psychothérapie. Dans le Figaro du 24 février 2009, il rendait compte de l’avancement de sa judéité et la transformation radicale de son identité :

« Quand on est juif, on est toujours juif d’abord. Et français, canadien ou marocain, ensuite. C’est cela que les Juifs paient tous les jours. Tel est leur destin. C’est de cela, aussi, qu’ils doivent être fiers. »

Mais il ajoutait, comme si quelque chose lui avait détraqué le cerveau au fil de ses études : Le monde comprendra-t-il, demain, que sans les Juifs il court à sa perte ? Oui : sans les Juifs, nous sommes perdus. Et l’humanité suicidaire le sait. C’est pourquoi, inventant sans cesse des tortures nouvelles, elle continue de les persécuter.

C’est là que l’on se rend compte que la judéité s’est transformée en judaïte, comme le dirait Albert Memmi.

Sur le site “la règle du j”, en date du 10 février 2011, Yann Moix publiait un article intitulé La définition du juif. On y trouve des aphorismes, assez classiques dans la littérature juive, telle que celle-ci :

« On ne peut (en attendant) qu’encadrer la définition du mot juif. Ben Gourion : “Il y a cinq cents définitions du mot juif”. Sa définition, sa signification sont asymptotiques ; plus on cherche à l’approcher (à l’appréhender), plus il s’éloigne (plus il se refuse). »

Sur ce même site, Yann Moix écrivait, le 4 février (prenez une grande respiration) :

« Quand on dit que le Messie doit venir aujourd’hui, on dit vrai. Mais on ne dit pas que cet aujourd’hui du Messie est situé aujourd’hui. C’est un aujourd’hui qui se réserve la possibilité d’avoir lieu demain… L’aujourd’hui du Messie ne dépend ni d’hier, ni d’aujourd’hui, ni de demain. L’aujourd’hui du Messie était déjà un aujourd’hui hier ; il est toujours un aujourd’hui aujourd’hui ; il sera encore un aujourd’hui demain. »

Cette fois, c’est bon : il est devenu complètement juif !

Hervé Ryssen

Daniel Pennac, l’antiraciste

Le romancier Daniel Pennac a eu sa petite heure de gloire à la fin des années 80, avec des livres comme Au bonheur des ogres (1985), ou La Fée Carabine (1987). Il a aussi reçu le prix Renaudot en 2007 pour son essai Chagrin d’école. Il faut dire que Daniel Pennac est un écrivain « antiraciste ». Ca aide beaucoup dans la profession !

Son roman La Fée carabine commence très fort. Ca se passe à Belleville. Il faut froid, et une vieille dame traverse le carrefour sur une plaque de verglas qui a curieusement la forme de l’Afrique.

Accrochez-vous :

« A force de progression reptante, ses charentaises l’avaient menée, disons, jusqu’au milieu du Sahara… Il lui fallait encore se farcir tout le sud, les pays de l’Apartheid, et tout ça. A moins qu’elle ne coupât par l’Erythrée ou la Somalie, mais la Mer Rouge était affreusement gelée dans le caniveau. »

Quelle humour il a, ce Pennac !

La vielle dame manque alors de se casser la figure, tandis qu’un « blondinet » observe la scène :

« Déçu, le blondinet jura entre ses dents. Il avait toujours trouvé amusant de voir quelqu’un se casser la figure. Cela faisait partie du désordre de sa tête blonde. »

Pennac joue ici les pères-la-morale, et l’on apprend que ce blondinet « était Frontalement National et ne s’en cachait pas… Il s’appelait Vanini, il était inspecteur de police. »

Voilà commence le roman de Pennac.

À la lecture de ces quelques lignes suintant « l’antiracisme » (lire : le racisme anti-blanc, anti-blond », notre premier réflexe est immédiatement de se demander si ce Pennac n’est pas un peu juif, par hasard. En effet, nous avons maintes et maintes fois noté que les films dans lesquels les blancs (souvent joués par des acteurs blonds aux yeux clairs) passent pour les cons ou les salauds, sont invariablement réalisés par des rmembres de la secte juive. Voyons ce qu’il en est pour ce Daniel Pennac.

On lit que daniel Pennac est né Daniel Pennacchioni le 1er décembre 1944 à Casablanca au Maroc. Ca commence bien… On voit encore que son père est militaire, général, et polytechnicien ; mais on ne trouve rien de plus précis sur internet, si ce n’est qu’il était « atypique ».

On sait aussi que la famille s’était installée à Belleville, qui était un quartier juif depuis le début du siècle. Finalement, c’est dans son livre Chargin d’école (2007), que Pennac se confie. En page 6, il parle effectivement de sa « vieille mère juive« .

Une fois de plus, c’est gagné.

À chaque fois que vous lisez un article de presse ou un roman faisant l’apologie de l’immigration et du métissage, à chaque fois que vous voyez, dans un film, une blonde avec un Noir, ou un personnage blanc aux yeux bleus, qui est aussi très con ou très méchant, vérifiez si le journaliste ou le réalisateur n’est pas juif. Vous verrez que neuf fois sur dix, et même dix fois sur dix, quand il s’agit de cinéma, vous avez affaire à un membre de la secte.

Hervé RYSSEN